La parution des journaux perturbée jeudi par un mouvement social

PRESSE Un appel à la grève a été lancé dans les imprimeries et les services de distribution par la CGT, contre le projet de réforme de la distribution de la presse...

Claire Barrois

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Un kiosque à journaux à Paris
Un kiosque à journaux à Paris — Hocine Zaourar AFP

Pas de panique si vous ne trouvez pas vos titres habituels en kiosque jeudi. Les versions papier des quotidiens ne paraîtront en raison d’un appel à la grève lancé dans les imprimeries et les services de distribution par la CGT, dans le cadre d’une mobilisation contre le projet de réforme de la distribution de la presse.

Les répercussions de cette décision ont déjà affecté, ce mercredi, Le Monde qui n’a proposé qu’une version électronique en début d’après-midi. Le Figaro ne paraîtra pas non plus en kiosque jeudi matin, mais diffusera sa version électronique dès mercredi soir. Les quotidiens régionaux risquent également de voir leur diffusion perturbée. L’hebdomadaire L’Obs a pris ses précautions de son côté en avançant sa parution à mercredi.

Un assouplissement des règles en vigueur

Près de deux cents manifestants s’étaient réunis mercredi matin entre le ministère de la Culture et le Louvre, pour protester contre les conclusions du rapport Schwartz, rendu cet été au gouvernement. Sur fond de grave crise du distributeur Presstalis, l’avant-projet de loi qui conclut ce rapport propose de confier la régulation du secteur à l’Arcep, régulateur des télécoms, et d’assouplir les règles en vigueur.

« Quand on veut construire une loi, il faut qu’elle soit partagée par les acteurs du secteur », a plaidé Didier Lourdez, secrétaire général du Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE - CGT), à quelques jours de la fin d’une consultation sur la réforme. Le SGLCE demande le maintien des principes fondateurs de la loi Bichet, qui régule la distribution de la presse depuis l’après-guerre.

Didier Lourdez demande notamment que soit maintenu le « système coopératif obligatoire », qui oblige les marchands de journaux à distribuer les titres proposés par les éditeurs. L’avant-projet de loi propose plutôt de définir un nouveau « droit à la distribution » et un « droit effectif d’accès au réseau de distribution », contrôlés par un régulateur unique, l’Arcep, ainsi que la possibilité pour les marchands de presse de choisir une partie des titres qu’ils diffusent.

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