Accusé de plagiat, Hugo Clément répond à la polémique

JOURNALISME Le journaliste ne voit pas le problème, d'autres médias le font...

V. J.

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Le journaliste Hugo Clément.
Le journaliste Hugo Clément. — CHRISTOPHE CHEVALIN-TMC

Hugo Clément, tête de turc préféré des réseaux sociaux ? Toujours est-il que le journaliste, passé de Quotidien à Konbini, fait encore parler de lui, cette fois pour des accusations de plagiat. Dans un tweet publié mercredi, la journaliste Audrey Lebel l’accuse de s’être très fortement inspiré de son article publié dans Society sur un cimetière de migrants en Tunisie, jusqu’à interviewer les mêmes intervenants.

Idem avec un reportage d’Arte sur l’avortement. « Mais bien sûr Audrey, je t’ai plagié, comme tu as plagié Jeune Afrique (article de juin), qui ont eux-mêmes plagié Arte (vidéo de 2017), a répondu Hugo Clément sur Twitter. C’est bien connu, quand un média traite un sujet, tous les autres médias n’ont pas le droit de le traiter aussi. »

« Où est le problème ? »

Remonté, le journaliste a rejeté les accusations en bloc. Pour lui, pas de problème de déontologie. « Merci de me dresser la liste des sujets qui n’ont jamais été traités par aucun autre média afin que je sache quel reportage je suis autorisé à faire », répond-il à une journaliste de Numerama qui ouvrait le débat sur une pratique répandue dans les médias.

Dans une interview donnée à Télé Loisirs, il explique sa pensée : « Nous avons décidé d’y aller nous-mêmes pour raconter son histoire aux gens qui nous suivent, et qui sont bien plus jeunes que le public de la presse écrite. Oui, il arrive que des médias traitent des sujets déjà traités par d’autres médias. Où est le problème ? L’important est l’écho donné aux gens qui méritent d’être dans la lumière ».