Europe 1 veut prendre un nouveau départ avec Nikos Aliagas

MEDIAS Nikos Aliagas sera à la rentrée le nouvel animateur de la matinale de la station qui subit depuis plusieurs mois une baisse de ses audiences...

20 Minutes avec AFP

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Nikos Aliagas, en janvier 2018.
Nikos Aliagas, en janvier 2018. — Frederic Sierakowski / SIPA

On ne sait pas si le message s’est autodétruit dans les cinq secondes. Toujours est-il que Nikos Aliagas a reçu la mission - impossible ? - de faire remonter les audiences d’Europe 1. L’animateur de TF1 est LA star de la rentrée de la radio, qui s’annonce à haut risque.

Au printemps, l’audience cumulée de la station est tombée à 6.5 %, son plus bas historique. Le recrutement, de Patrick Cohen, chipé à France Inter, pour tenir le micro de la matinale, n’avait pas atteint ses promesses. Le journaliste officiera désormais les week-ends et c’est Nikos Aliagas qui aura désormais la charge d’accompagner la matinée des auditeurs.

Il sera entouré de nouveaux intervieweurs et éditorialistes, dont Audrey Crespo-Mara et Jean-Michel Apathie (parti de Franceinfo). Céline Da Costa, ex-présentatrice météo sur Franceinfo, devient la « meneuse de jeu » du matin. Elle succède à Julie Leclerc, voix historique de la radio qui continuera néanmoins à donner la répartie à Nicolas Canteloup, à 8h45, puis interviendra dans la nouvelle émission de Wendy Bouchard.

Renouer le lien avec les auditeurs

Si le nombre d’émissions baisse d’un tiers dans la grille, le vice-PDG d’Europe 1 Laurent Guimier se défend de faire table rase du passé. « Retrouver nos auditeurs et respecter nos racines et nos traditions ne veut pas dire ne pas bouger ! Europe 1 n’existerait plus si elle n’avait pas évolué et innové. Mais 80 % de la grille de rentrée est incarnée par des personnes qui étaient déjà là la saison précédente », comme Nikos Aliagas, « à l’antenne depuis 2011 », explique-t-il. La station devra relever un autre challenge : renouer le lien avec le public, qui pouvait avoir le sentiment de plus être bienvenu à l’antenne, quand RTL, RMC ou France Inter déroulent le tapis rouge aux auditeurs dans leurs grilles.

« Nous allons tester la présence d’auditeurs dans la matinale. Ils peuvent avoir des choses très intéressantes à dire, poser des questions, apporter des témoignages ou des opinions », annonce Laurent Guimier.

Il est sur la même longueur d’onde que Nikos Aliagas qui déclarait cet été : « Pour qu’on nous écoute, il faut d’abord qu’on écoute les gens et qu’ils soient présents à l’antenne, d’une manière ou d’une autre, et qu’ils se sentent compris. » Dont acte. Laurent Guimier épluche tous les jours le courrier des auditeurs, et en a reçu mercredi un petit groupe pour écouter leurs doléances, une expérience qu’il veut renouveler régulièrement « pour établir un dialogue avec [le] public ».