VIDEO. Coupe du monde 2018: #LetHerWork, le hashtag lancé en soutien aux journalistes harcelées en plein direct

ACTION Le hashtag #LetHerWork [#LaissezLaTravailler] a été lancé pour dénoncer les agressions sexuelles dont ont été victimes des journalistes sportives en Russie…

L.B.

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Des fan zones sont implantées dans plusieurs villes de Russie pendant la Coupe du monde.
Des fan zones sont implantées dans plusieurs villes de Russie pendant la Coupe du monde. — Ozan KOSE / AFP

Caresses forcées, insultes, baisers volés… Plusieurs journalistes sportives qui couvrent la Coupe du monde en Russie ont été victimes de harcèlement et d’agression sexuelle en plein direct. Pour dénoncer les gestes déplacés et les comportements machistes dans le milieu du football, le hashtag #LetHerWork [#LaissezLaTravailler] a été lancé.

A l’origine du mouvement, Julieth Gonzalez-Theran, une journaliste colombienne, rappelle TV5 Monde mardi. Elle a été agressée par un supporter en plein direct et a publié la vidéo du baiser volé sur son compte Instagram, au début du mondial de football.

«Laissez-moi faire mon travail »

La journaliste sportive de la télévision brésilienne Julia Guimaraes a, elle aussi, été embrassée de force par un supporter alors qu'elle était à l'antenne. Sans oublier la correspondante de France24, Kethevane Gorjestani, embrassée dans le cou pendant un direct.

La Française ne s'est pas démontée. Elle a posté la scène en ligne, accompagné du commentaire : « Lundi à St Peterbourg. Malheureusement, cela (et pire) arrive régulièrement à nous, journalistes sportives, surtout quand on couvre le football. Par tous les moyens, chantez, dansez et célébrez votre équipe, mais ne m’embrassez pas, ne me pelotez pas et laissez-moi faire mon travail. » Elle a accompagné son texte de deux hashtags #LetHerWork #deixaelatrabalhar.

C’est à la suite de ces trois expériences que le hashtag #DeixaElaTrabalhar, créé en mars dernier par une cinquantaine de journalistes, a été relancé. Des journalistes sportives brésiliennes avaient réalisé une vidéo où elles dénonçaient les attouchements et actes déplacés subis sur leur lieu de travail.