Fake news, rumeurs et théorie du complot au programme de la Fête de la science

DESINTOX La 27e édition de la Fête de la science fera la chasse aux idées reçues, au climatoscepticisme et aux fausses informations…

20 Minutes avec AFP

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Voici quelques pistes pour identifier les fake news et les intox.
Voici quelques pistes pour identifier les fake news et les intox. — Pixabay / Wokandapix

Alors que la prestigieuse revue Science a montré que les fakes news circulent plus rapidement sur Internet que les vraies informations, la 27e Fête de la science, l’automne prochain, va s’attacher à différencier faits et rumeurs, informations et opinions. Bref, faire la chasse aux idées reçues et autres théories du complot.

« Face à la montée du climatoscepticisme, à la contestation de certains faits scientifiques (débat sur les vaccins…), à la persistance de certains préjugés (les garçons sont meilleurs en sciences), au développement des fausses nouvelles (fake news)… L’édition 2018 de la Fête de la science s’empare de la thématique des idées reçues », annonce mardi le ministère de l’Education et de l’Enseignement supérieur.

La Fête de la science se tiendra du 6 au 14 octobre 2018 en France métropolitaine et du 10 au 18 novembre dans les Outre-mer et à l’international.

« Entrevoir la diversité des points de vue »

Parrainé par l’explorateur-chercheur Christian Clot, cette 27e édition proposera à travers toute la France plus de 6.000 animations gratuites, expositions, débats, portes ouvertes et spectacles. Le théâtre de science sera notamment mis à l’honneur, « pour entrevoir la diversité des points de vue et débattre des idées reçues ».

La fête gagnera également la toile : Sciencetips, vulgarisateur scientifique par newsletter, prépare pour l’occasion un parcours numérique, "Esprit critique, es-tu là ?" qui en 8 leçons de moins de 8 minutes par jour, présentera ce qu’est la démarche scientifique.

Une web série aura la charge de mettre en avant les données objectives en opposition aux rumeurs, fausses nouvelles et autres idées reçues, depuis la déforestation jusqu’à la mortalité du sida, en passant par la capacité de la planète à nourrir ses habitants en 2050.

« Plus que jamais, je suis convaincue que la science doit retrouver sa place au cœur de notre société et jouer son rôle de repère, pour permettre à la population et en particulier aux jeunes d’exercer pleinement et réellement leur esprit critique », explique la ministre Frédérique Vidal dans le dossier de presse.