Sommet Trump-Kim: Un ventilateur USB offert aux journalistes soupçonné de contenir un logiciel espion

ESPIONNAGE Le mini-ventilateur USB pourrait contenir un logiciel malveillant, alerte un journaliste américain...

L.Br.

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Donald Trump et Kim Jong-Un lors d'un sommet historique, le 12 juin 2018.
Donald Trump et Kim Jong-Un lors d'un sommet historique, le 12 juin 2018. — SAUL LOEB / AFP

Le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-Un se sont rencontrés mardi 12 juin à Singapour lors d’un sommet historique entre les deux pays. Une rencontre à laquelle sont venus assister des journalistes du monde entier. Tous sans exception ont reçu un kit de bienvenue. A l’intérieur, un mini-ventilateur USB potentiellement dangereux, révèle BFMTV.

Il fait partie du kit offert aux journalistes dès leur arrivée au sommet de Singapour : une bouteille d’eau, un éventail et un mini-ventilateur USB. Pour faire de l’air frais, il suffit de le brancher sur un ordinateur. Idéal pour se rafraîchir alors que la température frise les 34 degrés.

Des précédents dans les grands rendez-vous internationaux

Oui mais… Il n’est jamais recommandé de brancher des clés USB inconnues, qui peuvent contenir un logiciel malveillant capable d’infecter un ordinateur ou de récupérer des données personnelles. Dans un message posté sur Twitter, le journaliste Barton Gellman, journaliste américain, trois fois récompensé par le prix Pulitzer, à l’origine des révélations sur l'affaire Snowden, déconseille d’utiliser la clé.

« Ne le branchez pas. Ne le gardez pas. Jetez-le dans une poubelle publique ou envoyez-le à un chercheur en sécurité », alerte-t-il. « Peut-être que le ventilateur est juste un ventilateur. C’est un mauvais pari, cependant. Je devrais probablement ajouter que si vous l’avez déjà branché, cela veut juste dire que vous êtes humain. Les créateurs de logiciels malveillants abusent de l’instinct de confiance. Tant qu’une personne compétente sur ces questions n’y a pas jeté un coup d’œil, je vous recommande d’éteindre votre ordinateur si vous le pouvez et de changer les mots de passe à partir d’un appareil non contaminé », a ajouté Barton Gellman, journaliste américain.

Si rien ne vient confirmer ces soupçons pour l’instant, des précédents existent dans les grands rendez-vous diplomatiques internationaux. En 2013, la Russie aurait ainsi profité d’un sommet du G20 pour offrir des clefs USB équipées d’un logiciel malveillant aux autres délégations, rappelle BFMTV. La méthode est également utilisée dans l’espionnage industriel.