Campagnes électorales: Le CSA veut changer les règles à la télé et à la radio

POLITIQUE Liste des candidats, temps de parole, fake news... Le CSA veut adapter les règles du jeu médiatique...

20 Minutes avec AFP

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Les candidats à l'élection présidentielle 2017 lors du premier débat à 11, le 4 avril 2017.
Les candidats à l'élection présidentielle 2017 lors du premier débat à 11, le 4 avril 2017. — LIONEL BONAVENTURE / POOL / AFP

Le CSA a proposé mardi de nouvelles règles, plus adaptées, concernant les campagnes électorales à la radio et à la télévision, pour tenir compte notamment de la multiplication des sources d’information avec les réseaux sociaux et autres plateformes numériques. Dans un rapport sur les élections présidentielles et législatives de 2017, le conseil se félicite globalement que personne n’ait mis en cause son impartialité, et assure n’avoir jamais reçu aussi peu de réclamations.

Une semaine d’égalité de paroles

Cependant le CSA liste plusieurs difficultés apparues à l’époque et suggère de faire évoluer certaines règles électorales, comme le fait que la liste des candidats à l’élection présidentielle soit désormais annoncée à une date fixe, afin d’aider les diffuseurs à respecter les contraintes en termes de temps de parole.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel suggère également de faire passer de deux semaines à une semaine la période avant le premier tour du scrutin présidentiel, durant laquelle les chaînes doivent assurer une stricte égalité dans le temps de parole des différents candidats. Cet exercice s’étant avéré l’an dernier « particulièrement difficile », compte tenu « du nombre élevé des candidats et de leurs contributions variables à l’animation du débat électoral ».

Lutte contre les fake news

Le CSA se dit prêt en outre à « développer ses échanges avec les plateformes numériques en matière de lutte contre les fausses informations », et souligne que dans ce domaine, Facebook, Twitter et Google, se sont d’ores et déjà engagés à « organiser des rencontres régulières » sur ces questions, à « partager dans la mesure du possible des données sur le type de fausses informations identifiées sur le réseau concerné et à « mener des actions de sensibilisation des publics et d’éducation au numérique ».

Il réitère également sa proposition émise en 2015 de réduire de 24h la période de réserve, qui interdit aux candidats et à leurs soutiens de s’exprimer dans les médias audiovisuels dès la veille du scrutin, en la restreignant au jour du scrutin. Cela permettrait selon lui de prendre en compte « la situation dans laquelle des fausses informations seraient propagées » juste avant le vote, en donnant la possibilité aux médias d'« indiquer au public que des informations peu fiables sur certains candidats circulent sur internet », et aux candidats de se défendre.

Concernant les législatives, le CSA propose d’évaluer les temps de parole globalement, alors que les chaînes doivent les respecter actuellement à la fois au niveau national et au niveau des circonscriptions, et appelle enfin à clarifier les règles pour la publication des résultats des votes en Polynésie française et pour les Français de l’étranger, en l’autorisant dès qu’ils sont communiqués officiellement par les autorités compétentes.