Vivendi: Yannick Bolloré remplace son père à la présidence

MEDIAS « C’est la dernière assemblée que je préside », « il faut céder la place aux jeunes », a déclaré Vincent Bolloré…

20 Minutes avec AFP

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Vincent et Yannick Bolloré.
Vincent et Yannick Bolloré. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Dans la famille Bolloré, nous demandons le fils ! Yannick Bolloré a été nommé ce jeudi président du conseil de surveillance de Vivendi, succédant à son père, l’industriel breton Vincent Bolloré, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Créant la surprise, Vincent Bolloré avait annoncé au cours de l’assemblée générale du groupe à la mi-journée qu’il allait quitter la présidence du conseil et proposer que son fils Yannick, actuellement à la tête du groupe de publicité Havas, prenne sa place.

« Il faut céder la place aux jeunes »

« Je proposerai tout à l’heure de nommer Yannick Bolloré à la présidence du conseil de surveillance de Vivendi », avait déclaré l’industriel, qui occupait ce poste depuis 2014, lors de l’assemblée générale du groupe de médias. « C’est la dernière assemblée que je préside », « il faut céder la place aux jeunes », a-t-il ajouté.

Yannick Bolloré, 38 ans, est actuellement le PDG d’Havas, absorbé par Vivendi l’an dernier.

Vivendi traverse une période difficile

Le groupe a confirmé cette nomination peu après dans un communiqué. « Le conseil de surveillance a décidé à l’unanimité de nommer Monsieur Yannick Bolloré à sa présidence en remplacement de Monsieur Vincent Bolloré entré dans sa 67ème année », indique le texte. Le conseil a également « confirmé la vice-présidence référente de Monsieur Philippe Bénacin ».

Vivendi traverse actuellement une période difficile, plusieurs de ses projets étant remis en cause, notamment en Italie. Son ambition de faire alliance avec le groupe Mediaset pour créer un géant latin des médias a fait un flop.

Le groupe est en conflit avec la famille Berlusconi, principal actionnaire de Mediaset, depuis sa décision de revenir sur le rachat du bouquet Mediaset Premium. Et son autre investissement en Italie, une part de 23,9 % dans l’opérateur Telecom Italia (Tim) est aussi en danger.

Le fonds activiste Elliott, monté jusqu’à près de 9 % du capital de Tim, dénonce la gestion de l’opérateur par Vivendi et pourrait remettre en cause son contrôle sur son conseil d’administration. Pis, Elliott a obtenu le soutien de l’Etat italien dans son offensive.