«Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918»: souvenirs du front à l'encre violette

TEMOIGNAGE «Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918» de Louis Barthas est sorti en 1992 aux éditions La Découverte.

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«Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918» par Louis Barthas chez La Découverte (555 pages).
«Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918» par Louis Barthas chez La Découverte (555 pages). — La Découverte/20 Minutes
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  • Aujourd'hui, «Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918» par Louis Barthas chez La Découverte (555 pages).

Christian, contributeur du groupe de lecture 20 Minutes, vous donne son avis sur « Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918 » par Louis Barthas chez La Découverte (555 pages).

Ma citation préférée :

« Accablé de fatigue et de sommeil, je m’accroupis un instant. J’étais appuyé au cadavre carbonisé et le mourant vint s’appuyer sur moi. Je dormis entre un mort et un agonisant ; cela ne me faisait aucune sensation. »

Pourquoi ce livre ?

Parce que l’écriture est moderne et donne une force et une actualité prégnante et acide à ses propos

Parce que Jean Norton Cru a contrôlé la véracité des témoignages publiés par des combattants de la Première Guerre mondiale dans Témoins : essai d’analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928. Il a analysé 304 titres à l’aune de son expérience de la guerre, mais aussi d’une abondante documentation (cartes d’état-major, journaux de marche ?). Il a considéré que Barthas peut-être considéré comme un témoin fiable du 4 août 1914 au 14 février 1919.

Parce qu’il narre diverses expériences originales ; celle de la réinsertion de jeunes petites frappes volontaires pour échapper à la prison. Celle des révoltés russes qui chantent l’Internationale après la révolution. Celle des coups de main faits dans les tranchées ennemies par des indociles, des fortes têtes, des punis.

Parce qu’il exprime un sens de l’observation, une lucidité, une émotion et un humour mêlés qui révèlent chez le camarade tonnelier un talent d’écrivain qui n’est gâté par aucune recherche d’effets littéraires.

Parce que son livre est dense, critique à l’égard de la guerre et des officiers. Il montre la résistance passive ou active aux ordres des officiers zélés, planqués et vivants dans des conditions de confort en regard de celles décrites pour la chair à canon.

L’essentiel en 2 minutes

L’intrigue. Au front, Barthas note tout ce qu’il voit, tout ce qu’il ressent. De retour chez lui, survivant, il va rédiger son propre journal de guerre, à l’encre violette, sur dix-neuf cahiers d’écolier.

Les personnages. Barthas, caporal rétrogradé simple soldat et tous les « poilus ».

Les lieux. Lorette, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames

L’époque. Du 4 août 1914 au 14 février 1919

L’auteur. En 1914, Louis Barthas a trente-cinq ans. Tonnelier dans son village de l’Aude (Peyriac-Minervois), il est mobilisé au 280e régiment d’infanterie basé à Narbonne. Il fera toute la guerre comme caporal.

Ce livre a été lu pour se souvenir par Christian : « Lecteur et dévoreur de livres, je souhaite partager mes coups de cœur de lecture. »

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