«Toutes blessent la dernière tue»: une histoire glaçante d'esclavage moderne

THRILLER «Toutes blessent la dernière tue» par Karine Giebel est sorti chez Belfond le 29 mars 2018.

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«Toutes blessent la dernière tue» par Karine Giebel chez Belfond (744 p., 21,90€).
«Toutes blessent la dernière tue» par Karine Giebel chez Belfond (744 p., 21,90€). — Belfond/20 Minutes

Les lectures coups de cœur, ça se partage. Notre communauté vous recommande chaque jour un nouveau livre. Aujourd'hui, «Toutes blessent la dernière tue» par Karine Giebel chez Belfond (744 p., 21,90€).

Laure, contributrice du groupe de lecture 20 Minutes et blogueuse, vous donne son avis sur Toutes blessent la dernière tue par Karine Giebel.

Ma citation préférée :

« Promets-moi qu’en son royaume, on oublie ses blessures et ses chaînes. Mais jamais son amour. »

Pourquoi ce livre ?

Parce que le petit (ou le gros !) dernier de Karine Giebel est un roman irréfutablement sombre et addictif, vous ne le lâcherez pas jusqu’à la dernière page.

Parce qu’avec cette narration précise, Karine Giebel offre à nouveau un implacable et magistral thriller noir, 745 pages que j’ai tournées la haine au ventre. Elle dénonce une réalité affreuse qui glace le sang.

Parce que, c’est incontestable !, cet auteur a l’art du thriller. Elle fait monter la tension et la maintient à son paroxysme du début à la fin. Une sueur froide coule le long de notre dos dès les premières pages. Nous comprenons vite la réalité, partagés entre voyeurisme et impuissance face à l’histoire, à la situation quasi sans issue.

Parce que c’est une lecture dure, un livre poignant à lire absolument pour Karine Giebel, pour sa qualité d’écriture, pour l’histoire, pour la prise de conscience. Un roman noir profond qui comble les grands adeptes de ce genre de livres. L’écriture est irréprochable, elle ne souffre d’aucune incohérence. J’aimerais juste découvrir toutes les qualités d’écriture de cette auteure dans un autre registre moins noir moins désespéré mais c’est ce qui fait son « charme » et sa signature aussi. A lire mais pas les jours de déprime ou si, justement, pour se dire que finalement notre vie est magnifique !

Pour le micro-espoir dans l’épilogue et j’apprends avec horreur qu’il a fallu attendre la loi du 5 août 2013 pour que la réduction en esclavage, la servitude et le travail forcé fassent leur entrée dans notre code pénal, ce qui signifie qu’avant cela les yeux étaient fermés et aucune loi ne protégeait ou ne punissait ? Le titre est issu d’un proverbe latin : « Vulnerant Omnes Ultima Necat ». Toutes blessent, la dernière tue. Inscription forte et cruelle de vérité gravée sur les cadrans solaires en référence aux heures qui passent et nous tuent chaque jour.

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L’essentiel en 2 minutes

L’intrigue. L’esclavage de nos jours dans nos sociétés modernes

Les personnages. Le personnage central est Tama, petite fille marocaine vendue pour servir d’esclave à des bourreaux français. En parallèle, l’histoire de Gabriel le tueur en série par conséquence, par vengeance.

Les lieux. La moitié se déroule à Paris, chose non exceptionnelle, la seconde partie se déroule dans l’Hérault exactement à Montpellier

L’époque. De nos jours…

L’auteur. Auteure française née le 4 juin 1971. Karine Giebel poursuit des études de droit. Elle exerce en qualité de juriste dans la fonction publique territoriale où elle s’occupe des marchés publics au sein d’une communauté d’agglomérations.

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Ce 2min' a été préparé la haine au ventre par Laure : « Aventure livresque quotidienne : un livre un jour, des livres toujours. Lire est une évasion dont je ne peux me passer et parler des livres une seconde nature pour moi. J’ai ouvert un blog - Happy Manda Passions - ne pouvant plus garder tous mes avis dans ma tête sans les partager ! »

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