VIDEO. Aya Nakamura bouleverse «magnifiquement les règles françaises» selon la presse américaine

SUCCESS STORY Après son carton en France et aux Pays-Bas,  Aya Nakamura a accordé un long entretien au prestigieux magazine américain...

A.D.
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Aya Nakamura aux NRJ Music Awards 2018.
Aya Nakamura aux NRJ Music Awards 2018. — Pierre Villard/NMA2018/SI/SIPA

Après avoir cartonné en France, son tube Djadja s’est classé numéro un des charts aux Pays-Bas, une première depuis Edith Piaf. Du coup, le phénomène Aya Nakamura intéresse la presse américaine. « Aya Nakamura est en train de magnifiquement bouleverser les règles françaises », estime la journaliste Christelle Oyiri dans les colonnes du prestigieux magazine américain The Fader

Dans une longue interview, la chanteuse revient sur ses débuts : « J’avais du mal à trouver un job, je chantais tout le temps. Mes sœurs et mes amis n’en pouvaient plus, mais me conseillaient quand même d’aller en studio pour enregistrer mes propres chansons. » Et de confier : « Je ne savais absolument pas comment m’y prendre mais grâce à des amis, j’ai pu louer un studio. »

« Les gens me demandaient de blanchir ma peau »

Pour la journaliste américaine, son album éponyme Nakamura est comme une « célébration de la diversité musicale via le R & B, donnant une cohérence à son art, directement inspirée par sa jeunesse dans une des zones les plus cosmopolites du continent européen ». « Mes chansons sont faites pour bouger », commente simplement l’interprète de Pookie ​, qui a commencé à se faire connaître avec ses titres Love d’un voyou et Comportement.

La chanteuse évoque ensuite les difficultés d’être une femme noire dans l’industrie musicale française. « Je ne veux pas me plaindre mais je ne vais pas mentir non plus, ça a été très dur pour moi d’arriver où j’en suis et c’est dur d’être une femme noire dans cette industrie. Les gens me demandaient de blanchir ma peau ou de porter du fond de teint clair pour essayer de plaire à plus de monde, mais cela ne m’a pas stoppé. Je ne veux pas être une victime », raconte-t-elle.

« Le monde est désormais son terrain de jeu »

Ce qui a changé depuis le succès de Djadja ? « Pas grand-chose, en vérité. Je dépose toujours ma petite fille à la crèche le matin comme tout bon parent. J’essaie de rester concentrée », répond la chanteuse. « Mais les gens me prennent plus au sérieux maintenant », ajoute-t-elle.

« “J’suis posée dans ma bulle” chante-t-elle, et sa bulle n’est plus locale ou nationale. Le monde est désormais son terrain de jeu », conclut la journaliste. Après Christine and the Queens ou Stromae, il semble bien qu’Aya Nakamura est aussi la reine du game au pays de l’Oncle Sam.