VIDEO. Vanessa Paradis sort «Les Sources», son nouvel album

MUSIQUE Cinq ans séparent «Love Songs», produit et réalisé par Benjamin Biolay, de ce septième opus entre pop et soul qui sort ce vendredi…

A.D. avec AFP

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La chanteuse Vanessa Paradis à la Fashion Week de Paris en juillet 2018.
La chanteuse Vanessa Paradis à la Fashion Week de Paris en juillet 2018. — Laurent VU/SIPA

Elle n’avait pas sorti d’album depuis cinq ans. Vanessa Paradis s’est replongée dans la musique qui la fait vibrer depuis toujours, entre pop des années 1960 et soul des années 1970, pour son nouvel album, intitulé Les Sources, qui sort ce vendredi.

« J’avais envie de quelque chose de solaire, de chaleureux, qui fasse du bien », explique Vanessa Paradis. Cinq ans séparent Love Songs, produit et réalisé par Benjamin Biolay, de ce nouvel opus pour lequel elle a fait appel au Britannique Paul Butler.

Des arrangements de cordes et de cuivres

Le leader du groupe The Bees a eu pour mission d’habiller ses compositions avec des arrangements de cordes et de cuivres que chérit tant sa commanditaire. « Paul a un talent époustouflant, c’est un instrumentiste incroyable, c’est lui tout seul qui joue les cuivres sur l’album », confie-t-elle.

Pour guider Paul Butler, Vanessa Paradis avait préparé une playlist. « On a passé une journée entière à l’écouter et à disséquer ce que je cherchais dans chaque chanson. Il y avait beaucoup d’Américains (Aretha Franklin, Marvin Gaye, Al Green, Curtis Mayfield), mais aussi des Français comme Serge Gainsbourg et Jacques Dutronc dans leur période pop des années 1960 », affirme celle qui a contracté ado le virus funk-soul avec Prince.

Vanessa Paradis a fait appel à son mari pour les paroles

En résulte un album soigné, lumineux, tantôt festif, tantôt apaisant, qui oscille entre chanson, folk, pop et bossa-nova, où il est essentiellement question d’amour, le thème de prédilection de son interprète qui a confié les paroles à son mari, l’écrivain et réalisateur Samuel Benchetrit, ainsi qu’à Adrien Gallo, le leader des BB Brunes et à l’écrivain et peintre Fabio Viscogliosi.

« J’ai fait appel à ces auteurs pour leur style, sans donner de consigne. Outre le fait qu’ils me connaissent très bien, il y a par exemple une grande sophistication dans la poésie de Samuel », estime Vanessa Paradis pour qui « les plus belles choses sont souvent dites de la manière la plus simple ».


Ces mots simples s’inscrit dans ce cadre épuré. Ce premier single est un des six titres écrits par Benchetrit, tout comme Kiev, sommet du disque dès le début de parcours, étroitement lié au film Frost de Sarunas Bartas, où la chanteuse tient un rôle secondaire (2017).

« Elle a été écrite pendant le tournage en Ukraine. Ça raconte l’histoire d’amour, dans un pays en guerre, d’un couple qui ne vit pas ensemble. Imbriquer ces deux choses était une idée forte qui m’a beaucoup plu », souligne-t-elle.

De Kiev à Paris, en passant par Los Angeles, où s’est fabriqué l’album, par Rome, traversé dans Mio Cuore qu’elle chante en italien, ou par Ipanema, dont on devine la saudade sur On oubliera, Dans notre monde et Chéri, l’invitation au voyage est permanente.

« Rêve » est le mot le plus employé de l’album. Alors, est-elle devenue l’artiste qu’elle rêvait d’être ? « Je ne sais pas. Je n’ai pas eu le temps de rêver aussi loin, parce que j’ai commencé à travailler très tôt. Mais je n’aurais pas pu imaginer tout ce qui s’est passé, j’aurais été trop gourmande si j’avais rêvé de tout ce que j’ai eu dans ma vie », conclut l’artiste.