VIDEO. Marseille: Comment Tressym se prépare au championnat du monde de beatbox

CULTURE La beatboxeuse marseillaise Tressym fait partie des rares Françaises à partir dans un mois au championnat du monde…

Mathilde Ceilles

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Tressym à quelques semaines du championnat du monde de beatbox
Tressym à quelques semaines du championnat du monde de beatbox — Mathilde Ceilles / 20 Minutes
  • Dans un mois, Tressym participe au championnat du monde de beatbox à Berlin
  • En attendant, la Marseillaise se prépare à cette compétition comme une sportive de haut niveau.

La veille au soir, elle a regardé un match de la Coupe du monde. Elle a un point commun avec les footballeurs actuellement au centre de l’actualité sportive : aller le plus loin dans la compétition. Mais la jeune Marseillaise Tressym n’est pas connue pour ses dons de dribbleuse. Son talent ? « Ce qui rentre dans mes oreilles sort par ma bouche », sourit-elle.

Du haut de ses 28 ans, Tressym, ou Chloé lorsqu’elle n’est pas sur scène, est vice-championne de France de beatbox. Un titre qui lui a valu une qualification pour le championnat du monde de beatbox à Berlin​, dans un mois.

Un championnat tous les trois ans

Car oui, comme l’explique Tressym, « le beatbox est une discipline et j’aimerais que ce soit reconnu comme telle, qu’elle soit respectée. » Le championnat du monde de beatbox se déroule une fois tous les trois ans, avec une catégorie femme et une catégorie homme.

Cette année, une poignée de Françaises participent, dont Tressym, seule Marseillaise à se frotter aux trente meilleures beatboxeuses du monde. A l’image de la Coupe du monde de football, cette compétition se déroule en plusieurs phases. Les phases de poule sont remplacées par un passage de chaque candidate devant le jury et le public. Les participants doivent alors préparer un morceau de deux minutes, pour passer les qualifications, avant les huitièmes, quarts, demies et la finale…

Une préparation de sportif de haut niveau

A un mois de la compétition, le stress monte d’un cran pour Tressym, qui vit là sa deuxième participation au championnat du monde. Mais cette fois, l’objectif est clair et affiché : la qualification, le graal qu’elle n’avait pas atteint alors.

Aussi, pour parvenir à ses fins, Tressym se donne les moyens. « J’ai quand même un sacré caractère, et ce que je veux, je l’obtiens ». Comme une sportive de haut niveau, elle se prépare depuis plusieurs mois à cette compétition. « Déjà, j’essaie de limiter la consommation de graisse, je fume moins. Je vais aussi à la salle de sport pour travailler le cardio. Le souffle, dans le beabtbox, c’est hyper important. Je répète beaucoup aussi. »

La Marseille touch

La Marseillaise a également ajouté de nouvelles cordes à son arc pour se démarquer. « Le beatbox, c’est beaucoup de techniques. Tel son a tel nom et se fait de telle manière. J’ai appris deux ou trois nouvelles techniques cette année que je compte utiliser pour le championnat du monde. »

La jeune femme mise aussi sur son identité marseillaise pour se différencier et séduire le jury. « Marseille, pour moi, c’est hip-hop et jazz, et dans ce que je fais, il y a ces influences-là. Je compte miser aussi sur une variété de styles musicaux, et des techniques peu connues de mes concurrentes, comme le scratch. » Si elle ne vise pas forcément la première place, Tressym a toutefois un but précis : « Cette compétition sera une bonne préparation au championnat de France. Parce qu’en 2018, le titre de championne de France, il est pour moi ! » Le rendez-vous est pris.

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