Jain en tournée avec son nouvel album: «J'essaie de faire une musique fédératrice et optimiste»

INTERVIEW La chanteuse Jain a évoqué son nouvel album, «Souldiers» dont elle chante des extraits cet été, avant sa sortie le 24 août...

Propos recueillis par Claire Barrois

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La chanteuse Jain lors de son concert aux Solidays, le 22 juin 2018.
La chanteuse Jain lors de son concert aux Solidays, le 22 juin 2018. — SADAKA EDMOND/SIPA
  • La chanteuse Jain chante tout l'été dans toute la France (et même ailleurs).
  • La chanteuse de 26 ans reprend les tubes de son premier album et en présente certains de son second album, Souldier, qui sortira le 24 août.
  • 20 Minutes l'a rencontrée pour évoquer la genèse de ce nouvel opus.

EDIT: Début juillet, nous avions interviewé la chanteuse Jain à l'occasion du début de sa tournée d'été, dans laquelle elle présentait quelques chansons de son nouvel album. Souldier sort ce vendredi, nous vous proposons donc de relire les confidences de la jeune Française sur ses chansons.

Depuis fin juin et pour tout l’été, la chanteuse Jain est de retour sur scène pour présenter son nouvel album, Souldier, qui sortira le 24 août. Son but ? Rendre accro tout le monde à ses nouvelles chansons. A la fois dans la veine du premier album, fraîches et dansantes, mais en même temps plus engagées et inspirées des musiques des pays qu’elle a traversés lors de voyages effectués ces derniers mois. A l’image d’Alright, qui pourrait bien être la chanson de l’été, Jain séduit tout le monde avec sa musique.

Votre premier album était une sorte de compilation des compositions de toute votre vie. Comment vous êtes-vous renouvelée pour celui-ci ?

J’avais hâte de faire cet album, mais je ne me suis pas speedée pour autant. Dans Zanaka, il y avait mes premières chansons écrites à 16 ans, d’autres à 22… Là je voulais que ce soit ce que j’écoute maintenant, moi, Jeanne, à 26 ans. Je n’ai jamais arrêté de composer, les chansons ont majoritairement été composées dans le bus de la tournée du premier album.

Comment avez-vous fait pour garder votre fraîcheur du premier album dans le deuxième ?

J’écoute de la musique assez joyeuse en général. J’aime beaucoup Bob Marley ou les Beatles, de la musique fédératrice, et c’est ce que j’essaie de faire. J’aime la musique optimiste. La musique est créée par le voyage. C’est hyper prétentieux de dire qu’on crée quelque chose. Dans la musique, ça n’existe pas.

Et vous-même, n’avez-vous pas trop changé après l’énorme succès de votre premier album ?

Je ne me suis pas rendu compte que mon premier album avait explosé ! J’ai tellement travaillé que je n’ai pas capté ce qui se passait. Ma vie n’a pas changé tant que ça. J’ai gardé les mêmes amis, je suis proche de ma famille, je suis très introvertie dans la vie. Et en tournée on se crée une nouvelle famille. Ce n’est pas parce que je suis seule sur scène que je suis isolée. En tout, on est treize ou quatorze dans le bus.

C’est étonnant que vous vous disiez introvertie alors que sur scène vous dégagez une énergie incroyable…

C’est vrai, c’est bizarre, il y a une sorte de montée d’adrénaline qui me transforme quand je suis sur scène. Parfois, je suis claquée, une fois j’avais même la grippe, mais quand je dois chanter sur scène, j’ai la pêche. La scène est le centre, la récompense de mon métier.

Dans votre album, on reconnaît les influences de la musique indienne, arabe, il y a même le refrain d’« Inspecteur Gadget »… En quoi est-ce important de varier ces influences ?

Les influences, c’est la curiosité. J’écoute du hip-hop, de la musique du Moyen-Orient… Et mon album est un mix de tout ce que j’aime. Je n’aime pas l’idée de stagner, de rester enfermée quelque part. Il y a plein de choses à faire.

Pour la chanson Inspecta, j’avais depuis longtemps envie de parler de la société de consommation. J’ai fait comme dans le hip-hop où on utilise depuis toujours des samples d’autres chansons. En résumé, l’inspecteur Gadget est un imposteur dans ma musique.

La robe de « Zanaka » était-elle prévue pour devenir l’un des symboles de Jain, ou l’est-elle devenue à la longue ?

La robe, ça n’était pas vachement réfléchi à l’avance, mais j’avais cherché un uniforme, je voulais une tenue de scène. Non seulement ça permet de m’identifier d’un coup d’œil, mais c’est aussi une marque de respect envers le public. A la fin, j’en avais un peu marre d’être toujours en noir et blanc.

Mais en même temps, ça vous permet d’être un peu anonyme, non ?

Totalement ! L’uniforme permet de se protéger, de faire un tour de passe-passe. Quand je l’enlève en festival, je passe en une minute de chanteuse à anonyme dans la foule. C’est un peu comme Maître Gims avec ses lunettes.

La combinaison bleue que vous portez pour cet album va-t-elle connaître plusieurs déclinaisons, comme la robe col Claudine du dernier album ?

J’attends d’abord qu’elle marque, qu’elle soit identifiée visuellement avant de faire des modifications.

Soon... #newsingle #newalbum #warmuptour pic by @pauletmartin cc @agnesb_officiel

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C’est stressant de présenter ses nouvelles chansons ?

Honnêtement, je suis sereine. Au début j’avais un peu peur parce que le deuxième album propose autre chose, il est moins léger que le premier. Mais quand je chante les nouvelles chansons, dès que les gens ont entendu une fois le refrain, ils l’entonnent. C’est cool.

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