Mort de Jean-Luc Godard: Le réalisateur a eu recours au suicide assisté

FIN DE VIE Jean-Luc Godard « avait pris la décision d’en finir » a révélé un membre de son entourage à « Libération »

F.R. avec AFP
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Le réalisateur Jean-Luc Godard, à Paris, en 2010.
Le réalisateur Jean-Luc Godard, à Paris, en 2010. — MIGUEL MEDINA / AFP

Le réalisateur Jean-Luc Godard est mort ce mardi, chez lui, à Rolle, en Suisse, à l'âge de 91 ans, après avoir eu recours au suicide assisté. Patrick Jeanneret, le conseiller de la famille du Franco-Suisse a fait savoir que le cinéaste était atteint de « multiples pathologies invalidantes (…) selon les termes du rapport médical » .

« Il n’était pas malade, il était simplement épuisé, a déclaré un proche de la famille à nos confrères de Libération. Il avait donc pris la décision d’en finir. C’était sa décision et c’était important pour lui que ça se sache. »

Il existe différentes formes d’assistance au décès en Suisse, tels que l’euthanasie passive et l’assistance au suicide.

L’assistance au suicide n’est pas réglementée de manière spécifique mais est autorisée à certaines conditions. En principe, celui qui, « poussé par un mobile égoïste », prête assistance au suicide de quelqu’un - par exemple en lui procurant une substance mortelle - est punissable d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

Déontologie médicale

Toutefois, des organisations telles que Exit fournissent une assistance au suicide dans le cadre de la loi tant qu'« aucun motif égoïste » ne peut leur être reproché.

La pratique de l’assistance au suicide est encadrée par des codes de déontologie médicale et est prise en charge par des organisations, principalement Exit qui a accompagné près de 1.400 personnes dans la mort en 2021.

Les suicides assistés ont augmenté annuellement ces dernières années en suisse, passant de 187 cas par an en 2003 à 965 en 2015, selon l’Office fédéral de la statistique. Après une légère diminution en 2016, ils sont repartis depuis à la hausse.