Le festival d'Avignon réunit plus de 130.000 spectateurs

CLÔTURE Débuté le 7 juillet, le rendez-vous s'achève mardi, avec une «prévision de fréquentation totale» de «134.260 entrées»

20 Minutes avec AFP
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Le Festival d'Avignon a rassemblé plus de 130.000 spectateurs.
Le Festival d'Avignon a rassemblé plus de 130.000 spectateurs. — JOSE NICOLAS/SIPA

Le festival d'Avignon, le plus grand au monde dédié au théâtre, a réuni plus de 130.000 spectateurs pour sa 76e édition, ont annoncé dimanche les organisateurs à l’issue de leur conférence de presse de clôture.

Commencé le 7 juillet, le rendez-vous s'achève mardi, avec une « prévision de fréquentation totale » de « 134.260 entrées » (dont 29.000 gratuites). Soit un « taux de fréquentation de 92 % » pour les entrées payantes (105.260 ; contre 106.700 en 2019, avant la crise sanitaire, avec taux de fréquentation alors de 95,5 %).

« Oh, j’avais dit que je ne pleurerais pas »

Paul Rondin, directeur délégué du festival, a mentionné entre « 50 et 100 millions d’euros de retombées économiques » lors de la conférence de presse retransmise sur les réseaux sociaux du festival. L’édition 2022 était la dernière d’Olivier Py, à la tête du festival depuis neuf ans, et auquel succédera le Portugais Tiago Rodrigues, dramaturge et metteur en scène. La conférence de presse de dimanche a donné lieu à une passation de pouvoirs entre les deux hommes, assis côte à côte.

Olivier Py a ainsi lu une lettre de conseils à son successeur : « Garde la pureté dans ton cœur et au contraire de moi, garde ton calme », a-t-il ainsi commencé sur le ton de l’humour. « Garde la pureté dans ton cœur quand tu seras critiqué par des gens qui n’ont pas lu le programme et ne sont jamais venus », a encore ajouté le responsable. « Oh, j’avais dit que je ne pleurerais pas », a également lâché Olivier Py, quand, submergé par l’émotion, il a versé quelques larmes à la fin de ce discours.

Dans leur communiqué final, les organisateurs se sont félicités de ce 76e festival d’Avignon, « écrit dans l’espoir des après-crises », qui a résisté à un réel « qui vient toujours bousculer la fiction », entre « virus encore présent » et « chaleur comme une menace ». Paul Rondin a ainsi évoqué des « chaleurs monstrueuses » pendant les montages et démontages de scènes, conséquences d’un réchauffement climatique à prendre en compte par le festival à l’avenir.