ABBA remonte le temps grâce à un concert d’hologrammes datant de 1979

TECHNOLOGIE Vous pouvez désormais applaudir les membres du groupe ABBA sur scène (mais ils n’entendront rien)

20 Minutes avec AFP
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Les membres d'ABBA en 1976
Les membres d'ABBA en 1976 — CHARLES KNIGHT/Rex Fe/REX/SIPA

On a trouvé la technique ultime pour que les artistes n’arrivent pas en retard à leurs propres concerts : utiliser leur avatar sur scène. C’est la technique exploitée par les quatre membres du groupe ABBA dans le cadre de leur spectacle ABBA Voyage.

Il se déroule dans un théâtre de 3.000 places spécialement conçu à cet effet à Londres et met en scène quatre « ABBAtars », diffusés en hologramme, interprétant les tubes des années 1970 et 1980 mais aussi des chansons sorties l’année dernière, lorsque les septuagénaires se sont réunis pour enregistrer un nouvel album, Voyage.



« L’un des projets les plus audacieux de l’industrie musicale »

Si ce sont bien les voix actuelles d’Anni-Frid, Björn, Benny, et Agnetha que l’on entend, leurs avatars numériques représentent les membres du groupe avec leurs visages de 1979. L’ambitieux spectacle, prévu sept jours sur sept jusqu’à début octobre, est un projet extrêmement coûteux, le Times rapportant que ABBA doit récupérer 165 millions d’euros pour couvrir les frais.

Bjorn Ulvaeus, 77 ans, membre du groupe, a déclaré à l’AFP avant la première : « Je sais que c’est l’un des projets les plus audacieux que quelqu’un ait jamais entrepris dans l’industrie musicale ». Les spectateurs assistent à un spectacle d’une heure et demie, avec une douzaine de musiciens sur scène qui accompagnent les avatars.

Des mouvements captés en studio

Les hologrammes sont le fruit d’un projet de plusieurs années, conçu en partenariat avec une société d’effets spéciaux fondée par le créateur de Star Wars, George Lucas. Les mouvements des septuagénaires ont été captés en studio pour les reproduire sur scène.

Après d’autres expériences mitigées de spectacles « ressuscitant » des artistes décédés, boudés pour leur manque de réalisme et leur caractère effrayant, ce nouveau spectacle a ravi les critiques. Cette fois, il n’y avait « rien de macabre », a écrit The Times. Le Guardian a déclaré que les effets numériques étaient un « triomphe » et que « l’effet est véritablement époustouflant ». Avec cette nouvelle technologie, nul doute que les membres du groupe espèrent avoir trouvé la poule aux œufs d’or. Money, money, money