Festival de Cannes : Une étudiante lyonnaise sélectionnée pour présenter son premier film

CINEMA Etudiante à la CinéFabrique de Lyon, Laurène Fernandez est sélectionnée au Festival de Cannes par la Cinef. Mercredi, elle viendra présenter son court-métrage « Les humains sont cons quand ils s’empilent »

Lucas Marcellin
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Laurène Fernandez, jeune lyonnaise de 23 ans qui présentera son film «Les humains sont cons quand ils s'empilent» au Festival de Cannes mercredi 25 mai à 11 h salle Buñuel
Laurène Fernandez, jeune lyonnaise de 23 ans qui présentera son film «Les humains sont cons quand ils s'empilent» au Festival de Cannes mercredi 25 mai à 11 h salle Buñuel — Laurène Fernandez
  • Laurène Fernandez fait partie des quelques étudiants sélectionnés par la Cinef pour présenter leur film au Festival de Cannes.
  • Son court-métrage baptisé Les humains sont cons quand ils s’empilent sera projeté mercredi sur la Croisette.
  • Mêlant documentaire et fiction, il raconte « la vie d’un immeuble pendant le Covid ».

Une belle porte d’entrée dans le métier. A 23 ans, Laurène Fernandez aura l’honneur de participer auFestival de Cannes. La jeune femme, qui étudie à la CinéFabrique de Lyon, a été sélectionnéeà la Cinef qui met en avant une vingtaine de films d’école. Son court-métrage Les humains sont cons quand ils s’empilent sera projeté mercredi 25 mai à 11 heures à la salle Buñuel du Palais.

Il s’agit d’une comédie en stop motion, mêlant animation et documentaire, qui traite de la vie en communauté. « Je me suis inspirée de L’avis des animaux [court-métrage britannique] », explique Laurène. La réalisatrice a fait le choix d’intégrer des vraies interviews réalisées dans un immeuble. « J’ai cherché à avoir des témoignages de personnes ayant adopté des comportements étranges pendant l’épidémie de Covid-19. Je voulais donner au film un ton léger, comique », explique-t-elle. Mais en chemin, elle doute : « En faisant le montage, j’avoue que pendant une semaine, j’étais perdue. J’avais l’impression que ce qu’ils racontaient n’était pas intéressant. »

«Utiliser le quotidien et la simplicité pour mettre en lumière le comique»

Mais c’est en « écoutant ce que les gens ont envie de dire » que la jeune réalisatrice a le déclic et découvre le sujet même de son film : raconter « la vie d’un immeuble ». « Au final, j’ai utilisé l’inintéressant, le quotidien, et la simplicité, pour mettre en lumière le comique », précise-t-elle.

En attendant de connaître les avis du jury, la jeune femme savoure le moment. « C’est une grande chance de participer au festival. Je vois cela comme un événement collectif pour représenter l’école et je suis contente de la visibilité que ça peut leur donner », explique humblement l’étudiante qui essaie de « rester concentrée », consciente du chemin qu’il lui reste à parcourir. « Il va falloir encore beaucoup travailler pour faire d’autres films », souligne-t-elle.

Les projets sont pourtant là. L’objectif : trouver de nouveaux financements pour sa prochaine réalisation qui mêlera encore documentaire et animation. Cependant, la réalisatrice souhaite cette fois-ci « aller plus loin dans la démarche ». Et peut-être, qui sait, remonter les marches du Festival de Cannes, mais cette fois-ci, sans la casquette d’étudiante.