Eurovision 2022 : « La France est un pays que j’aime à la folie ! », affirme Laura Pausini, présentatrice du concours

INTERVIEW La chanteuse italienne, qui animera la finale du concours ce samedi à Turin, a répondu aux questions de « 20 Minutes »

Fabien Randanne
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Laura Pausini, lors de la répétition de la deuxième demi-finale de l'Eurovision, le 11 mai 2022.
Laura Pausini, lors de la répétition de la deuxième demi-finale de l'Eurovision, le 11 mai 2022. — Luca Bruno/AP/SIPA
  • Laura Pausini présentera ce samedi, avec Mika et Alessandro Cattelan, la finale de l’Eurovision, qui sera retransmise en direct sur France 2 dès 21 heures.
  • « J’ai accepté [de présenter l’Eurovision] avec énormément d’enthousiasme. Après quasiment trente années de carrière, je suis à la recherche de nouveaux défis et de choses stimulantes », explique Laura Pausini à 20 Minutes.
  • « La machinerie de l’Eurovision est extrêmement complexe et, en coulisses, il y a des rythmes très serrés. Nous, animateurs, devons d’abord être toujours patients et à disposition. On se retrousse les manches et on pédale ! », confie-t-elle.

De notre envoyé spécial à Turin (Italie),

Combien de couples français se sont formés le temps d’un slow sur son tube La Solitudine ? Laura Pausini est une voix familière du public tricolore – et sans doute la chanteuse italienne actuelle la plus connue de Rennes à Nice. Ce samedi, en ouverture de la finale de l' Eurovision, elle chantera d’ailleurs un medley de ses tubes dans plusieurs langues, dont Io canto en français. Puis, elle rejoindra Mika et Alessandro Cattelan à la présentation de cet événement qui sera retransmis en direct sur France 2, dès 21 heures, depuis le Pala Alpitour de Turin. Dans son agenda bien chargé, car elle enchaîne les répétitions depuis lundi, l’artiste a pris le temps de répondre, par écrit, aux questions de 20 Minutes.

Qu’est-ce qui vous a conduit à accepter de présenter cet Eurovision 2022 ?

J’ai accepté avec énormément d’enthousiasme et je dirais encore oui mille autres fois. Après quasiment trente années de carrière, je suis à la recherche de nouveaux défis et de choses stimulantes. Animer un événement aussi important est un immense plaisir. Et puis, représenter, encore une fois, l’Italie à un concours international est un très grand honneur.

Comment avez-vous vécu les répétitions et, surtout, l’exercice du direct ? C’était stressant ?

La machinerie de l’Eurovision est extrêmement complexe et, en coulisses, il y a des rythmes très serrés. Nous, animateurs, devons d’abord être toujours patients et à disposition. On se retrousse les manches et on pédale ! En plus, il y a la question de la langue : il faut tout présenter en anglais. Disons qu’en général toutes les difficultés m’ont motivé à donner le meilleur et j’espère que les résultats se sont vus.

Cette édition se déroule dans un contexte international particulier, avec notamment la guerre en Ukraine… Cela a-t-il un impact sur le concours ? Sur votre manière de présenter ? Sur l’envie de faire ou non la fête ?

L’Eurovision est l’événement non sportif le plus suivi au monde et il fait rêver des millions de personnes. Je pense que plus que jamais, cette année, il est nécessaire de donner du rêve aux gens. Le slogan « The sound of beauty » (« Le son de la beauté ») n’a pas été choisi au hasard, il est synonyme de « la beauté et la paix ».

Avez-vous un message pour le public français ?

La France est un pays que j’aime à la folie. Je crois qu’il n’y a pas assez de mots pour décrire toute la chaleur et l’affection que j’ai reçues et que je reçois de mes fans français chaque fois que je reviens en France. C’est pour cela que j’ai choisi de présenter mon disque de Noël à Disneyland Paris. Amis français, rendez-vous ce soir avec la finale de l’Eurovision. (En français) Amusez-vous bien !