« 20 Minutes » a 20 ans: Vous souvenez-vous? Le 6 décembre 2017, le jour de la mort de Johnny Hallyday

20 ANS DANS LE RETRO (14/20) « 20 Minutes » se souvient de 20 événements avec les journalistes qui les ont couverts. Aujourd’hui, la disparition de l’idole des jeunes et le branle-bas de combat de la rédaction

Clio Weickert
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Johnny Hallyday en concert à Barcelone en 2016.
Johnny Hallyday en concert à Barcelone en 2016. — ANDREU DALMAU/SIPA
  • A l’occasion de ses 20 ans, « 20 Minutes » vous partage les souvenirs les plus marquants de ses journalistes.
  • Aujourd’hui, le 6 décembre 2017, le jour de la disparition du taulier Johnny Hallyday.

C’est à mon réveil que j’ai appris la nouvelle. « Johnny est mort… », m’avait envoyé un proche par SMS. « J’imagine que tu le sais déjà, mais Johnny est décédé, bon courage à toi », m’avait alerté un autre ami. L’annonce brutale était tombée en pleine nuit dans une courte et lapidaire première dépêche à 2h44 le mercredi 6 décembre 2017 : « Johnny Hallyday est mort (épouse à l’AFP) ».

Ce décès, on le redoutait depuis des mois, depuis que le rockeur avait fait part publiquement de sa maladie en début d’année. On savait qu’il pouvait à tout moment succomber à ce cancer, tout en se persuadant que Johnny était immortel.

Une journée intense et riche en émotions

A 20 Minutes, tout est allé très vite. Bien avant que j’ouvre les paupières, le journaliste qui couvrait l’actu parisienne avait sauté dans un taxi direction Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) pour suivre les événements au plus près. Du côté de la rédaction, un live avait été ouvert au petit matin, et ne se refermerait que plusieurs jours plus tard, après l’hommage national. Au service culture, nous étions en ébullition, publiant heure après heure de nouveaux articles pour saluer la mémoire de l’artiste et faire état de cette France en deuil. Mais le branle-bas de combat concernait l’ensemble des journalistes, tous services confondus, tous unis pour couvrir cette journée intense et riche en émotions.

« Imagine quand Johnny va mourir ? ! » Combien de fois j’avais entendu cette phrase dans la bouche d’un de mes collègues, anticipant un événement historique, inédit, irréel. Ce jour était finalement arrivé, et il a filé en un éclair. Je me souviens de la tristesse des Français, de mon propre désarroi. Mais je retiens aussi cet élan et cette énergie commune au sein de 20 Minutes, même chez celles et ceux qui ne portaient pas le rockeur dans leur cœur.