César 2022 : Sept trophées pour « Illusions perdues », dont celui du meilleur film

CINEMA La 47e cérémonie présentée par Antoine de Caunes s’est tenue vendredi à L’Olympia. « Illusions perdues » et « Annette » sont les films les plus primés.

Fabien Randanne
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Vincent Lacoste, César 2022 du meilleur acteur dans un second rôle.
Vincent Lacoste, César 2022 du meilleur acteur dans un second rôle. — Laurent VU / Sipa

L’ESSENTIEL

  • Le cinéma français en tenue de gala à L’Olympia. La mythique salle de spectacle parisienne accueillait ce vendredi soir la 47e cérémonie des César.
  • Illusions perdues, qui était en lice avec 15 nominations, a reçu sept trophées, dont celui du meilleur film. Annette, qui partait avec 11 nominations, a été récompensé de cinq statuettes, dont celle de la meilleure réalisation pour Leos Carax. Valérie Lemercier a été sacrée meilleure actrice et Benoît Magimel meilleur acteur.
  • Le réalisateur canadien Xavier Dolan a rendu un hommage bouleversant à l’acteur Gaspard Ulliel décédé le mois dernier. Isabelle Huppert, elle, a remis un César d’honneur à l’actrice australienne Cate Blanchett.

A LIRE AUSSI

00h40 : C'est la fin de ce live

Merci de l'avoir suivi. Retrouvez dans les heures qui viennent les différents rebonds sur la cérémonie, sur le site de 20 Minutes. Belle nuit à toutes et à tous et n'oubliez pas de vous faire des films !

00h37 : « Illusions perdues » et « Annette » ont mené la danse

Les deux films les plus primés font le grand écart entre un film grand public, virevoltant, adapté d’un classique de la littérature française et un opéra-rock cabossé à l’émotion improbable, prix de la mise en scène à Cannes.

00h32 : Le César du meilleur film pour « Illusions perdues » !

Et de sept César pour le long-métrage de Xavier Giannoli qui a confirmé son statut de favori

00h25 : Le César de la meilleure réalisation pour « Annette »

Et donc plus précisément à Leos Carax. Qui n’est pas là ce soir.

00h14 : Le César de la meilleure actrice pour Valérie Lemercier

Elle est épatante en Céline, pardon, Aline Dion, euh Dieu dans Aline. Emue, l’actrice et réalisatrice s’adresse à sa « mère-grand », sa maman, qui, pour une fois, l’a aimée dans un film.

 

00h07 : Le César du meilleur acteur pour Benoît Magimel

On aurait plutôt misé sur Adam Driver ou Vincent Macaigne, mais c'est finalement le comédien de De son vivant qui s'impose !

 

 

Minuit : Le carnet noir

Après ce moment très émouvant consacré à Gaspard Ulliel, un magnéto salue les personnalité du cinéma décédées depuis la dernière cérémonie : Bertrand Tavernier, Jean-Yves Lafesse, Jean-Jacques Beineix, Yves Rénier, Jean-François Stévenin, Monica Vitti, André Wilms...

23h48 : L'émotion de Xavier Dolan qui rend hommage à Gaspard Ulliel

Le réalisateur québécois rend hommage à Gaspard Ulliel, décédé le mois dernier à 37 ans. Il était un ami, qu'il a dirigé dans Juste la fin du monde. Le cinéaste lit une lettre, adressée à sa famille. Il évoque «la plaie béante de son départ». «Il aurait détesté ce type d'éloges. Il aurait perçu dans cette glorification, un manque d'élégance. Et il était très élégant, a dit Xavier Dolan. Son talent, nous le possédons encore. Et ça, personne ne pourra nous l'enlever. (...) C'est tout un monde qui a pleuré Gaspard. C'est tout un monde qui le pleure encore. (...) On a parlé de sa discretion, de sa douceur, du mystère qu'il ne cultivait pas intentionnellement, mais on a peu parlé de son éloquence. Je l'ai tant entendu parler de son amour du métier, de l'amour, des belles choses.» Le Canadien est secoué par le chagrin.

23h41 : Le César du meilleur film d’animation est attribué au « Sommet des dieux »

Le film est réalisé par Patrick Imbert, qui décroche son deuxième César en deux nominations.

23h36 : Le César du meilleur court-métrage d’animation « Folie douce, folie dure »

Un film de Marine Laclotte. A noter que les remettants, Ana Girardot et Bertrand Muscat, sont au départ apparus en… images d’animation. Un point pour l’originalité.

23h29 : La classe Blanchett

Ovation debout pour Cate Blanchett après la traditionnelle diffusion d’un montage de scène de la filmo d’un lauréat ou d’une lauréate d’un César d’honneur. « Tais-toi maintenant ! », s’amuse-t-elle à couper les applaudissements en français dans le texte. « Ce soir il est difficile de penser à autre chose que ce qui se passe en Ukraine », commence-t-elle, avant de dire que recevoir ce trophée est « un privilège ». "J’ai toujours admiré la capacité du cinéma français à être célébré à l’échelle nationale, ce qui n’est pas le cas partout, notamment dans mon pays en Australie", déclare-t-elle, en racontant la "claque" qu’elle s’est prise en découvrant Un condamné à mort s’est échappé de Bresson quand elle avait 15 ans. Un exemple de la manière dont le cinéma français l’a marquée.

23h21 : C’est le moment où Cate Blanchett va recevoir son César d’honneur

Antoine de Caunes, fait un petit seupitcheuh en franglais. Isabelle Huppert, remise du Covid qui l’a empêchée de recevoir un Ours d’or d’honneur à Berlin il y a une semaine, vient rendre hommage à sa copine. « Tu nous donne envie de devenir les personnages que tu interprètes », dit Zaza (j’ai moyen envie de devenir Bob Dylan quand même). Elle fait aussi un monologue sur les yeux de l’actrice : « Deux lacs eux eaux polaires ». Je crois qu’elle reste à quai, Cate.

23h18 : Alors que revoilà José Garcia...

Qui vient annoncer que la cérémonie à vingt minutes de retard sur le programme et en profite pour faire entrer des mariachis afin de faire perdre encore plus de temps. C'est d'une spontanéité hilarante. Non. Finalement, Marie s'infiltre qui montrait son cul, c'était peut être pas si nul que ça.

23h14 : Le César de la meilleure musique originale pour « Annette »

Ron et Russel Mael, alias les Sparks, sont primés. Et c’est un quatrième trophée dans la valise d’Annette.

Le trophée a été remis par Sofiane Zermani, qui incarne en ce moment le rôle titre de Gatsby, le Magnifique au Théâtre du Châtelet, et que 20 Minutes à interviewé à cette occasion. Un entretien à lire  par ici.

23h05 : Le César du meilleur son pour « Annette »

Erwan Kerzanet, Katia Boutin, Maxence Dussère, Paul Heymans et Thomas Gauder permettent au film de Leos Carax de s’imposer une troisième fois ce soir.

23h : Le César de la meilleure adaptation pour « Illusions perdues »

Xavier Giannoli et Jacues Fieschi l’emportent. Est-ce de bon augure pour les César de la meilleure réalisation et du meilleur film ? Giannoli s’impose en effet devant le scénario de L’Evénement…

22h53 : Le César du meilleur scénario original pour « Onoda »

Arthur Harari et Vincent Poymiro s’imposent devant les scénaristes d’Annette, Aline, Boîte noire et La Fracture. Et si leur film créait la surprise un peu (beaucoup) plus tard dans la soirée ? En tout cas, cette statuette est déjà une belle reconnaissance pour ce film au grand succès critique. Arthur Harari, dans son discours, sans prend aux plateformes de streaming et en appelle aux producteurs : « Faites exister ceux qu’elles font disparaître ».

 

22h49 : Un hommage en images à la présidente de la cérémonie

Danièle Thompson été nommée par le passé pour ses scénarios de Cousin, Cousine, La Reine Margot, Ceux qui m'aiment prendront le train et Fauteuils d'orchestre mais elle n'a jamais reçu cette statuette.

22h45 : Le César de la meilleure photographie pour « Illusions perdues »

Ou plutôt pour Christophe Beaucarne. C'est donc le cinquième César pour le film de Xavier Giannoli.

22h41 : Le César du meilleur montage pour « Annette »

Et plus précisément pour Nelly Quettier. Elle avait été nommée une seule fois précédemment, pour un autre film de Leos Carax : Holy Motors. Elle partage ce prix « avec tous ceux qui ont permis à Annette d’exister ». Elle a aussi un mot pour le cinéma La Clef, menacé de fermeture à Paris, et la guerre en Ukraine («Qu’elle s’arrête le plus rapidement possible »).

22h34 : Les Sparks interprètent « So May We Start »

Cet interlude me laisse le temps de relever les compteurs de statuettes. Parmi les films les plus nommés, on en est à quatre César pour Illusions perdues, une pour L’événement, Annette et La Fracture. Et toujours rien pour Aline, Bac Nord et Titane.

 

22h27 : Le César du meilleur film étranger pour « The Father »

Florian Zeller, prophète en son pays. C'est la deuxième fois, après Jean-Jacques Annaud et Le nom de la rose, qu'un Français s'impose dans cette catégorie. The Father est un film anglais, en anglais, avec des acteurs anglais, Anthony Hopkins et Olivia Colman. L'an passé, ce long-métrage avait reçu deux Oscars (acteur et scénario adapté).


 

22h21 : Le César du meilleur documentaire pour « La Panthère des neiges »

Un film de Marie Amiguet et Vincent Munier.

22h19 : Alerte sketch pénible…

… impliquant Pierre Niney et Gilles Lellouche qui seraient « fâchés ». Mais c’est pour de faux. Ouf, on a eu peur ! Non. Mais c’est drôle ! Non plus.

22h14 : Le César du meilleur court-métrage documentaire pour Maalbek

Le film d'Ismaël Joffroy Chandoutis est centré sur la survivante de l'attentat survenu à Bruxelles, dans la station de métro Maalbek, en mars 2016.

22h07 : Le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Vincent Lacoste

Et c'est un nouveau prix pour Illusions perdues ! Le comédien ne se départit pas de son air lunaire et son discours de remerciement, entre nonchalance et rire nerveux, est assez irrésistible (alors qu'il n'a rien de révolutionnaire). Il a une pensée pour Jean-François Stévenin, décédé l'an dernier et pour «tous les cinéastes qui [lui] ont donné la chance de faire ce métier».

22h00 : Le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Aissatou Diallo Sagna

Elle est primée pour La Fracture. C’est la première fois qu’une actrice non professionnelle décroche ce prix. Si elle a repris son travail d’aide-soignante, elle a désormais un agent et n’est pas fermée à poursuivre une carrière dans le cinéma. « Merci pour cet accueil chaleureux que vous me faites dans le cinéma dit-elle. Merci à Catherine [Corsini, la réalisatrice], tu as pris un risque et tu as bien fait. » Aissatou Diallo Sagna a aussi un mot pour le personnel soignant.


 

21h54 : Le court mais « Bébel » hommage

La cérémonie ne pouvait évidemment pas ne pas honorer la mémoire de celui qui fut l’un des acteurs les plus populaires du cinéma français, faisant le lien entre les productions grands publics et les films d’auteur : Jean-Paul Belmondo. Cela commence par un montage de scènes marquantes de sa filmographies mêlées à des archives d'interviews... «Bébel n'est plus, vive Belmondo», conclut de Caunes. Et puis c'est tout pour la séquence hommage.

21h53 : Un tour dans les coulisses de la cérémonie

Notre journaliste Caroline Vié est du côté de la salle de presse :
 


 

21h50 : Le César du premier film pour « Les magnétiques »

C’est « le seul César que l’on ne peut remettre qu’une seule fois », dit la remettante Elsa Zylberstein, oubliant que c’est aussi le cas des César des meilleurs espoirs. Il est attribué au réalisateur Vincent Maël Cardona, qui est le premier récompensé de la soirée à évoquer la guerre en Ukraine dans son discours de remerciement.


 

21h44 : Le César des meilleurs décors pour « Illusions perdues »

Riton Dupire-Clément est primé pour le film de Xavier Giannoli pour lequel il a reconstitué le Paris du XIXe siècle.

21h40 : Le César des meilleurs costumes pour « Illusions perdues »

Pierre-Jean Larroque est récompensée pour son travail sur le film de Xavier Giannoli. C’est la quatrième fois qu’il recoit un trophée dans cette catégorie. Un record.

21h37 : José Garcia vient « niquer la soirée » d’Antoine de Caunes

L’acteur fait irruption de l’orchestre qui joue sur scène, en jouant (mal) de la trompette. Je ne sais pas à quel point la séquence est préparée MAIS De Caunes et Garcia ont l’habitude de se faire des crasses. Par exemple, aux obsèques de Philippe Gildas en 2018, le premier avait fait croire au deuxième qu’il fallait respecter un code vestimentaire « tout en blanc »…

 

21h33 : Le César du meilleur court-métrage de fiction pour « Les Mauvais garçons »

Le film est réalisé par Elie Girard.

21h30 : Le Palmashow relève le niveau

Le duo Grégoire Ludig et David Marsais remet plusieurs prix. Je n'ai pas le temps de tout vous résumer ici, mais croyez moi : c'est drôle. Beaucoup plus que Marie s'infiltre.

21h28 : César des meilleurs effets visuels pour Guillaume Pondart

Il est récompensé pour son travail sur Annette

21h28 : César des meilleurs effets visuels pour Guillaume Pondart

Il est récompensé pour son travail sur Annette. C'est la première fois que ce prix est décerné.

21h23 : Marie s'infiltre pour le premier moment gênant de la soirée

Après avoir montré son cul au public. Marie s'infiltre (c'est son nom de scène) a fait un discours tout en rimes en «cul» avant de faire une déclaration à Louis Garrel. Le happening gênant qui fait flop.

21h20 : Le César du meilleur espoir masculin pour Benjamin Voisin

L'acteur est récompensé pour son rôle dans Illusions perdues. L'an passé, il était nommé dans cette catégorie pour Ete 84 de François Ozon.

21h15 : « J’ai une pensée pour Annie Erneaux »

« J’ai une pensée pour Annie Erneaux. Je vous remercie d’avoir partagé avec nous votre vie. Vos lectures m’ont nourrie, grandie. Anne [son personnage] m’a changée », dit Anamaria Vartolomei. L’Evenement est l’adaptation d’un livre autobiographique d’Annie Ernaux.

21h15 : Le César du meilleur espoir féminin pour Anamaria Vartolomei

L'actrice est primée pour sa performance dans L'Evenement. C'est Franck Gastambide qui lui a remis le trophée, remplaçant de dernière minute de Carole Bouquet, testée positive au Covid. 


 

21h10 : La présidente de cette 47e édition des César, la réalisatrice  et scénariste Danièle Thompson, déclare la cérémonie ouverte
21h08 : Antoine de Caunes évoque la guerre en Ukraine

« Comment ne pas évoquer ce qui se passe en ce moment meme à trois heures d’ici, dit-il. Ce que nous célébrons aux César est précieux : l’art, l’esprit d’équipe… L’essence de notre métier est de continuer, quoi qu’il arrive. Ce soir nous pensons aux Ukrainiens. » (Le verbatim n’est pas intégral)

21h03 : « So May We Start »« Alors nous pouvons commencer »… Antoine de Caunes fait son entrée sur scène sur l’une des chansons des Sparks extraite de la BO d’ Annette. Il commence son discours d'ouverture : «l'ambiance oscillera entre Titane et tisane». Et de saluer les réalisatrices Julia Ducourneau, Palme d'or à Cannes, et Audrey Diwan, Lion d'or à Venise. «Ce fut une belle année pour le cinéma, malgré les contraintes», affirme le maître de cérémonie.
20h57 : La mission impossible d’Antoine de Caunes

On commence par un sketch vidéo. Antoine de Caunes, le maître de cérémonie, incarne un agent secret dans son bain. Sa cheffe, Carole Bouquet, lui donne la mission de présenter la cérémonie. La musique de Mission : impossible retentit. Il assure cette fonction pour la dixième fois. « Neutralisez de Caunes, on va lui montrer qui est Reda Kateb », déclare Reda Kateb dans le rôle de Reda Kateb… un méchant à la « James Bond ». A noter l'apparition dans le skectch d'Alexandre Astier... pas rancunier car son Kaamelot n'a reçu aucune nomination. Antoine de Caunes se "promène" dans la plupart des films nommés. Ils incrusté dans des scènes d'Illusions perdues, Aline, La Fracture... C'est classique, bien fichu techniquement, mais pas hilarant...

20h55 : La cérémonie est dédié à Gaspard Ulliel

En préambule, un extrait de Juste la fin du monde, est diffusé. Le personnage incarné par Gaspard Ulliel, est seul, et regarde un coucou sur le mur. Dans le film de Xavier Dolan, il incarnait un homme mourant. L'acteur est décédé le mois dernier, à 37 ans, dans un accident de ski. La cérémonie lui est dédiée.

20h46 : Adam Driver sur le tapis rouge

L’Américain, nommé pour le César du meilleur acteur dit au micro de Canal + être « un outsider dans cette compétition. » Au sujet de Leos Carax, réalisateur d’Annette : « Il m’a appris l’importance de la chorégraphie, les liens de confiance, le fait qu’on n’a pas besoin de beaucoup pour faire beaucoup. »

20h35 : Les Illusions perdues grande gagnant en réalité ?

Au nombre de nominations (15), c'est Illusion perdues, l'adaptation du roman de Balzac par Xavier Gianolli qui fait figure de favori. Mais L'Evénement, adaptation du roman d'Annie Erneaux par Audrey Diwan est un sérieux outsider, même si elle ne dispose "que" de quatre nominations... Et si Onoda, film de trois heures en japonais, créait la surprise après avoir fait forte impression à Cannes ? Notre journaliste cinéma Caroline Vié, qui est à L'Olympia ce soir, a imaginé différents profils de palmarès.

 

20h30 : Bonsoir à toutes et à tous !

L'enjeu de la 47e cérémonie des César qui se déroule ce vendredi à L'Olympia est bien futile comparé à ce qu'il se déroule au même moment en Ukraine. Voyons donc cette soirée comme une bulle festive célébrant la création cinématographique française. Préparez le pop corn, installez-vous bien confortablement et sortez votre grille de pronostics... Nous allons vivre cette remise de prix ensemble !