Microsoft rachète le géant américain Activision Blizzard pour 69 milliards de dollars

JEU VIDEO Des licences incontournables comme « Call of Duty », « Warcraft » ou « Candy Crush » sont concernées

20 Minutes avec AFP
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Microsoft a racheté le géant du jeu vidéo Activision Blizzard
Microsoft a racheté le géant du jeu vidéo Activision Blizzard — Microsoft

Call of Duty, Warcraft, Candy Crush, Diablo, Overwatch, Star Craft, Spyro, Crash Bandicoot, Tony Hawk… c’est avec des licences devenues incontournables qu’Activision Blizzard s’est imposé comme un géant du jeu vidéo mondial. Or, Microsoft  a annoncé mardi son intention de le racheter, pour près de 69 milliards de dollars. Dans la foulée, l’action d’Activision s’est envolée de plus de 37 % à Wall Street, dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la Bourse, et a été suspendue quelques minutes avant de reprendre.

« Les jeux vidéo sont la catégorie la plus dynamique et la plus enthousiasmante dans le divertissement sur l’ensemble des plateformes et joueront un rôle déterminant dans le développement des plateformes de métavers », a affirmé le patron de Microsoft, Satya Nadella.

La plus grosse acquisition du secteur du jeu vidéo

Si la transaction est confirmée, il s’agira de la plus grosse acquisition du secteur des jeux vidéo, très loin devant le rachat de Zynga par Take-Two pour 12,7 milliards de dollars annoncé la semaine dernière. C’est également la plus importante acquisition réalisée par le groupe. Microsoft, qui commercialise la console Xbox et possède plusieurs studios de développement, va ainsi devenir le troisième plus gros acteur de l’industrie vidéoludique en termes de chiffre d’affaires derrière le Chinois Tencent et le Japonais Sony, fabricant de la PlayStation.

L’acquisition, qui se fera sous la forme du rachat en espèces des titres d’Activision au prix unitaire de 95 dollars par action, est censée être conclue pendant l’exercice comptable 2023. A noter qu’elle intervient au moment où Activision traverse une période tourmentée. Le groupe californien est accusé, par des autorités américaines et des employés, d’avoir laissé se développer une culture d’entreprise sexiste en n’ayant pas suffisamment sévi contre des cas d’agression et de harcèlement sexuels.