Exposition : Saviez-vous qu’il y avait des éléphants à Versailles sous Louis XIV ?

BESTIAIRE Une exposition s'est ouvert ce mardi au château de Versailles retraçant l'histoire de l'incroyable bestiaire qui peuplait la ménagerie sous l'Ancien régime

20 Minutes avec AFP
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Un des éléphants du château de Versailles sous l'ancien régime
Un des éléphants du château de Versailles sous l'ancien régime — Château de Versailles / D. Saulnier

Chiens, chats, chevaux mais aussi coatis, casoars d’Indonésie, tigres, gazelles, singes ou éléphants peuplaient Versailles sous l'Ancien Régime : une exposition intitulée « Les Animaux du Roi » se tient à partir de ce mardi et jusqu’au 22 février ressuscite la ménagerie du célèbre château.

A l’époque du Roi-Soleil, les animaux exotiques servaient d’attraction mais faisaient aussi l’objet d’études scientifiques, artistiques et philosophiques. A travers 300 peintures, tapisseries, sculptures, objets familiers et animaux naturalisés, l’exposition retrace l’histoire de ce zoo extraordinaire, fourmillant de pélicans, poules sultanes, autruches, perroquets et panthères, souvent offerts en cadeau aux rois de France, ainsi que la vision historique et culturelle qu’en avaient les contemporains privilégiés de l’époque.

Louis XV et les chats

« Dès sa création, expliquent les commissaires de l’exposition, le château de Versailles a favorisé le développement d’un nouveau rapport au monde animal. À la Cour s’est même développée une farouche résistance à la théorie cartésienne des animaux-machines : dans le palais des rois de France, on n’a jamais douté que les animaux avaient une âme ». A Versailles, personne n’ignore la tendresse de Louis XIV pour les carpes, celle de Louis XV pour les chats et le premier éléphant de Versailles, une éléphante offerte à Louis XIV par le roi du Portugal, dont le squelette est présenté dans le cadre de l’exposition.

Parmi les animaux qui peuplent la cour, en dehors de la ménagerie, et dont l’exposition raconte aussi l’histoire : les chevaux, plus de 2.000 au total, au cœur de la vie quotidienne et des grandes cérémonies royales, répartis entre la grande écurie (chevaux de chasse et de guerre) et la petite (chevaux de trait et de selle) ; les chiens, peints par François Desportes qui accompagnait le Roi-Soleil à la chasse pour peindre ses chiennes préférées telles « Zette » et « Nonette » dans des postures naturelles, ou les petits singes, qui peuplaient les appartements à Versailles, étaient considérés comme des jouets et étaient offerts aux dames de la cour et aux enfants.