Afrique du Sud : Une édition limitée d’un livre de Desmond Tutu cartonne aux enchères

LITTERATURE Le prix atteint par cette édition rare de son ouvrage de 2004 « God Has a Dream » n’a toutefois pas été révélé par la fondation Tutu

20 Minutes avec agences
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Portrait de Desmond Tutu.
Portrait de Desmond Tutu. — Mark Wessels

Un premier tirage, signé de l’auteur, d’un livre de l’archevêque sud-africain et prix Nobel de la paix Desmond Tutu, a suscité la plus forte enchère lors d’une vente organisée à l’occasion de son 90e anniversaire, a annoncé jeudi sa fondation. Le prix atteint par cette édition limitée de son ouvrage de 2004 God Has a Dream (paru en français sous le titre Dieu fait un rêve) n’a pas été révélé, pas plus que les enchères atteintes par les autres objets mis en vente.

La vente, organisée mercredi, a recueilli au total 3,5 millions de rands (environ 202.000 euros), qui seront reversés à la Desmond & Leah Tutu Legacy Foundation, créée pour poursuivre l’œuvre de l’archevêque antiapartheid, qui va fêter le 7 octobre ses 90 ans, en faveur notamment du dialogue entre les communautés. « Le livre, relié en cuir, est accompagné d’un certificat d’authenticité, est signé par l’archevêque et porte le numéro 525 d’une édition limitée à 1.200 exemplaires », a indiqué la fondation Tutu dans un communiqué.

Un message spirituel qui a guidé Mgr Tutu

Dans ce livre, Desmond Tutu délivre le message spirituel qui l’a guidé au cours des heures noires de sa vie. L’ouvrage a été offert pour la vente par le réalisateur sud-africain Anant Singh, qui a également donné « un rare exemplaire signé de l’édition limitée de 1994 de l’autobiographie de Nelson Mandela », Long Walk to Freedom (paru en français sous le titre Un long chemin vers la liberté).

« Les deux livres ont surpassé les attentes lors des enchères », a fait savoir la Fondation, sans autre détail. Une peinture de l’artiste sud-africain Charles Foley, représentant la rencontre, en 2015, de Mgr Tutu avec le dalaï-lama, chef spirituel tibétain, en Inde où ce dernier vit en exil, a également dépassé les attentes. L’œuvre a été peinte en réponse aux refus répétés du gouvernement sud-africain de délivrer un visa à ce dernier pour rendre visite à l’archevêque en Afrique du Sud.