Mort de Jean-Paul Belmondo : La presse étrangère salue « une icône », « une star magnétique »

DECES Jean-Paul Blemondo fait également la Une de la presse dans le monde entier

V. J., avec F. R.
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Jean-Paul Belmondo lors de sa venue au festival Lumière en 2013.
Jean-Paul Belmondo lors de sa venue au festival Lumière en 2013. — Pascal Fayolle / Sipa

Au lendemain de sa disparition ce lundi, le monstre sacré du cinéma français Jean-Paul Belmondo fait bien sûr la Une de la presse nationale, régionale et même sportive. L’Equipe a pris l’habitude d’adapter sa titraille pour le décès de personnalités, et Bébel et sa filmographie s’invitent donc en Une avec un « Peur sur la ville » pour le match France-Finlande de ce mardi soir, dans les pages intérieures et même dans un supplément spécial consacré à l’acteur.

A l’étranger également, la presse a accordé une place conséquente à l’acteur, dans ces éditions numériques comme papier. Le quotidien britannique Guardian salue ainsi « le visage de la Nouvelle Vague », « une icône cabossée qui a rendu le crime sexy, immortalisé par Godard et Melville ». Le New York Times et le Washingston Post évoquent, respectivement, « la star magnétique de la Nouvelle Vague française » et « un antihéros nonchalant », « désinvolte ».

« Un affreux au charme irrésistible » en Italie

De l’autre côté des Alpes, la presse rappelle que Jean-Paul Belmondo avait des origines italiennes par son père Paul, fils d’un Piémontais et d’une Sicilienne. La Repubblica ne manque pas de rappeler qu’après A bout de souffle, l’acteur « fut l’un des plus demandés d’Europe » et « surtout en Italie où il a enchaîné les films ». Le quotidien rend hommage à celui qu’elle décrit comme un « affreux au charme irrésistible » : « Nous qui étions jeunes dans les années 1960 et qui aimions le nouveau cinéma, la Nouvelle Vague française qui a révolutionné la manière de faire et de regarder les films, nous n’avons jamais oublié Jean-Paul Belmondo ».

Le Corriere della Sera insiste lui aussi sur le physique de l’acteur en titrant : « Nez aplati et lèvres volontaires, il était le héros fanfaron du cinéma français ». « Une part vitale, aventureuse et populaire du cinéma français est morte », lit-on dans un article mentionnant la conséquente carrière de Bébel au théâtre et le rôle de Cyrano de Bergerac pour lequel il était particulièrement admiré en Italie. Le texte évoque en conclusion sa nature de « rebelle désespéré, peut-être sans cause, mais qui savait s’autoparodier : un passage idéal de l’ère Gabin à celle de Depardieu. »

On retrouve tous les superlatifs pour décrire le comédien et sa carrière, « une icône de la modernité » chez les Espagnols d’El Pais, ou encore « le lien entre le cinéma d’auteur et le cinéma populaire, le cinéma français à lui tout seul » pour les Belges du Soir.