Réforme de la chronologie des médias : Roselyne Bachelot donne un peu de temps pour trouver un accord

POURPARLERS La réforme de la chronologie des médias, système qui régit l’ordre de sortie des films sur les différents supports d’exploitation (cinémas, DVD, télévision, streaming, etc.), est en cours de négociation depuis plusieurs mois

20 Minutes avec AFP
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Roselyne Bachelot au Festival de Cannes, le 9 juillet 2021.
Roselyne Bachelot au Festival de Cannes, le 9 juillet 2021. — JP PARIENTE/LAURENT VU/SIPA

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a laissé ce samedi quelques semaines aux acteurs de la filière cinématographique et audiovisuelle pour trouver un accord sur la chronologie des médias, faute de quoi le gouvernement trancherait à la fin de l’été. La réforme de la chronologie des médias, système qui régit l’ordre de sortie des films sur les différents supports d’exploitation (cinémas, DVD, télévision, streaming, etc.), est en cours de négociation depuis plusieurs mois.

« Il est dans l’intérêt de toute la filière que vous aboutissiez rapidement à cet accord », a déclaré Roselyne Bachelot devant les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel au festival de Cannes, en clôture d’une table ronde du Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC). 

Roselyne Bachelot dit laisser du « mou »

« Moi je veux que la discussion continue », a-t-elle ensuite expliqué à la presse, se défendant d’avoir lancé un ultimatum aux parties prenantes. « Au contraire, j’ai laissé de la liberté, je dirai du "mou", pour que les discussions puissent aller à leur terme et que je ne sois pas contrainte à avoir un texte qui serait d’origine purement gouvernementale », a poursuivi Roselyne Bachelot. Mais en cas d’échec, « le gouvernement tranchera à la fin de l’été », a-t-elle dit à l’AFP.

Le changement de la chronologie des médias vise à s’adapter à la montée en puissance des plateformes de streaming, en continuant à garantir protection de la création artistique. La réforme doit permettre à ces plateformes de diffuser les films en France 12 mois après leur sortie, contre 36 mois actuellement, en contrepartie d’une obligation d’investissement dans la production française qui leur est désormais imposée.