« Je me sens un peu comme à Disney... » Le Rocher Mistral, « Puy du Fou provençal », a ouvert ses portes

ATTRACTION Après 18 mois de travaux intenses, le parc Rocher Mistral,« Puy du Fou provençal » a ouvert et propose sept spectacles pour une « expérience immersive » dans l'histoire

Alexandre Vella
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Inauguration du Rocher Mistral, Puy du Fou provençal — 20 Minutes
  • Après 18 mois de travaux, le Rocher Mistral, a ouvert ses portes.
  • Le parc propose sept spectacles, dont deux nocturnes ainsi qu’un restaurant, un marché et une guinguette.
  • La scénographie repose sur une déambulation-découverte du château où le visiteur est immergé dans une succession de courtes scènes jouées.

Un léger mistral de bon augure soufflait sur le château de La Barben en ce jour d’inauguration du Rocher Mistral, le parc dédié à l’ histoire et la culture provençales créé par Vianney d’Alençon. Voilà quelques siècles que ce château, le plus ancien en pierre de la région, n’avait pas connu pareille agitation. Près d’un millier d’invités, parmi lesquelles de nombreuses personnalités et politiques ont pu découvrir les sept spectacles, dont deux nocturnes, proposés par ce parc, sorte de « Puy du Fou provençal ».

La scénographie repose sur une déambulation-découverte du château où de pièce en pièce, d’espace en espace, le visiteur est immergé dans une succession de courtes scènes jouées en boucle par des comédiens. « Un travail physique, mais bienvenu après l’année compliquée vécue », expliquait l’une d’entre elle costumée en noble. Lumières, décors, sons, l’expérience immersive grand public vaut le détour. La narration historique, tout à la gloire du royaume de France et de la Provence, se fait essentiellement au travers des yeux d’une jeune noble portant le patronyme Forbin, une vieille famille aristocratique provençale qui fut propriétaire du château de La Barben durant près de cinq siècles. Ainsi, de la Provence de l’an mil, à la révolte dite des Cascaveous en 1630, jusqu’au voyage (authentique) de Claude Forbin au royaume de Siam, l’expérience immersive s’inspire d’éléments historiques et conduit le visiteur à travers les époques et les lieux.

« C’est incroyable »

A la sortie, les primo visiteurs ont l’air plutôt satisfait. « C’est bête comme comparaison mais je me sens un peu comme à Disney », lance Damien dont le frère a travaillé sur le projet. Paul, 21 ans et étudiant en droit à Aix-en-Provence est déjà allé au Puy du Fou. « Je pensais que ce serait une pâle copie mais ça tient la mesure, c’est incroyable », s’enthousiasme celui qui est venu faire les petites mains en ce jour d’inauguration.

A inauguration, cérémonie. Et Vianney d’Alençon était tout sourire alors qu’il accueillait et jouait le guide pour Renaud Muselier, le président de région fraîchement réélu. A ses côtés également Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du tourisme, venu faire « les VRP du tourisme bleu-blanc-rouge », a-t-il déclaré depuis son pupitre lors de son tour de parole. Déception en revanche, Jean-Pierre Foucault n’a pas pu faire le déplacement. « Retenu par des impératifs professionnels à Tahiti », le présentateur star qui aime la Provence et possède une villa sur la côte, à Carry-le-Rouet, a toutefois eu la délicatesse de laisser un message.

Les invités du parc et son propriétaire pouvaient avoir le sourire hier, devant la réussite de ce projet à 30 millions d’euros, financé à hauteur de 7 millions d’euros par la région et le département, qui a mobilisé près de 500 personnes à temps plein ces 18 derniers mois.

Mais Vianney d’Alençon, qui évoquait dans son discours d’inauguration « un parcours d’obstacles et d’épreuves illustrant la complexité de notre époque », devra aussi se défendre devant la justice le 13 juillet. France Nature Environnement est à l’origine de la plainte, estimant que les promoteurs du parc ont engagé certains travaux sans autorisation et ont porté atteinte à l’environnement, notamment à une colonie de chauve-souris d’une espèce menacée. Un riverain immédiat du parc envisageait également un recours auprès du tribunal administratif. « J’ai mesuré 75 décibels devant ma maison à 22h30 alors qu’un arrêté municipal dit que le bruit doit cesser à 22 heures », affirmait-il ce jeudi, observant de loin le raout de la cérémonie.