Déconfinement : Avec le retour des concerts debout, ils veulent profiter de « cet esprit festif qui renaît »

VOUS TEMOIGNEZ La levée des dernières mesures sanitaires arrive à grand pas

Pierre Cloix
— 
Show must go on.
Show must go on. — Canva/20 Minutes
  • Les concerts debout vont rouvrir ce mercredi  30 juin, les discothèques le 9 juillet.
  • Ce sera la fin de près d’un an et demi de restrictions pour le monde de la nuit.
  • Nous avons demandé à nos internautes ce qu’il pensait de la reprise de ces soirées et spectacles debout.

Les basses, la ferveur, la danse et les gens. Dès ce mercredi 30 juin, les Français pourront à nouveau assister à des concerts debout et remuer au rythme de leurs chansons favorites.

Après des mois de restrictions et de rares moments musicaux volés dans le salon d’amis, sur des enceintes pas toujours très performantes, il sera également possible de retourner en discothèque quelques jours plus tard, le 9 juillet.

« J’ai hâte »

Forcément, et comme ça a pu être le cas à la réouverture des restaurants et cinémas, l’expérience demandera un certain temps d’adaptation. Si le coronavirus ne circule que très peu actuellement, il est toujours bel et bien là. De quoi gâcher la fête ? Pas pour Léa : « J’ai hâte de me rendre à nouveau dans les concerts et boîtes de nuit. Je pense qu’il faut vivre avec le virus, et surtout revivre grâce à cet esprit festif qui renaît. Cette période était très difficile pour moi, il n’y avait aucune possibilité pour s’amuser ou décompresser après les cours. J’avais l’impression de passer à côté de ma jeunesse, de ne pas avoir les mêmes chances que la génération d’avant, je compte donc profiter de cette réouverture. »

Pour d’autres, c’est avant tout une histoire de pragmatisme : « On ne porte pas de masques au restaurant et dans les bars, alors qu’en discothèque, il y aura le pass sanitaire obligatoire. Donc il y aura finalement moins de risques en boîte de nuit que dans un bar dansant », assure Virginie. Point de vue partagé par François : « Je pense que ce n’est guère plus dangereux que de s’entasser dans les transports urbains. Les participants à ces soirées seront encadrés par des professionnels et non livrés à eux-mêmes dans des soirées clandestines. »

« Plus envie »

Pour autant, la crise sanitaire a tout de même laissé des stigmates. Parmi ceux qui ne sont pas chauds-chauds à l’idée de retourner en concert ou en boîte, il y a (évidemment) ceux qui, comme Gilles, ont peur du virus : « Hors de question, trop risqué », assène-t-il. Ça a le mérite d’être clair. Et il y a ceux pour qui ce long hiatus a fini de saper l’envie de retrouver dans foule, dans des endroits exigus : « Je ne suis vraiment pas prêt… Et puis je n’ai plus envie de soirées dansantes dans la sueur, les odeurs et les contacts physiques trop proches avec des inconnus », argumente Jean-Pierre.

Dans l’ensemble, l’envie de nos lecteurs de faire la fête prend majoritairement le pas sur les craintes liées au Covid-19. Toutefois comme l’explique Rémy, gérant d’une discothèque, il faudra peut-être du temps pour revenir à la fameuse « vie d’avant » : « La crise sanitaire n’étant pas terminée, je pense que la clientèle, pas rassurée, se fera rare. Les sorties dancing ne sont plus dans les habitudes et il faudra regagner la confiance ou trouver une nouvelle clientèle. Ce qui ne sera pas facile. » Avec un peu de chance, rythmes et mélodies finiront par l’emporter sur le reste.