Déconfinement : Vous n’êtes pas d’accord sur la meilleure façon de danser cet été

VOUS TEMOIGNEZ La vie festive et culturelle est restée en pause plus d’un an. Alors que les mesures sanitaires évoluent, nous vous avons demandé où vous vouliez danser cet été

Juliette Soudarin

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Des fans lors du Festival Republic à Liverpool, le 2 mai 2021.
Des fans lors du Festival Republic à Liverpool, le 2 mai 2021. — Paul ELLIS / AFP

Qui dit été, dit généralement soirées et festivals. Mais cette année 2021 n’est pas tout à fait comme les autres. Où et comment allez-vous danser cet été ? Nous vous avons posé la question dans un appel à témoiganges début juin. Celles et ceux qui, parmi vous, ont répondu ne sont visiblement pas trop optimistes…

« Devant le manque de perspectives pour les festivals cet été en France, nous allons partir à l’étranger. C’est de l’argent qui ne sera malheureusement pas dépensé ici… », écrit ainsi Gabriel. Il ignore peut-être que, depuis fin mai, certains festivals ont maintenu leur édition 2021. La Villette Sonique à Paris a ouvert le bal les 29 et 30 mai. Les petits chanceux qui ont réussi à obtenir une place ont pu assister aux performances du Villejuif Underground, Lala & ce, Bonnie Banane ou encore François and The Atlas Mountains.

Certes, pour ces concerts, le public était assis dans des transats mais, le 30 juin, les mesures sanitaires vont s’assouplir. Spectateurs et spectatrices pourront se tenir debout avec une jauge de 4 m2 lors des festivals en plein air. Dream Nation qui se tient les 17 et 18 septembre au Parc des Expositions à Paris voudrait pouvoir accueillir son public dans de meilleures conditions. « On espère d’ici septembre qu’il y a aura eu des concerts tests en espace confiné et que les spectateurs pourront venir un peu moins muselés, masqués », explique Charlotte Lafon, attachée de presse de l’événement. Si les organisateurs avouent avancer au gré de la pandémie, ils ne restent pas moins positifs. « Pour cette édition particulière on essaye de garder le même esprit, il y aura un joli défilé d’artistes internationaux », poursuit Charlotte Lafon.

Les DJs en difficulté

Les festivals tentent de garder la tête hors de l’eau mais d’autres professions sombrent. Pour notre appel à témoignages, Ricky s’est livré : « Je suis DJ en boîte de nuit et j’étais en contrat CDD renouvelable chaque week-end. Depuis le mois de mars 2020 je suis passé de 800 € par mois à 0 € par mois. Ce n’est plus un témoignage que je fais mais un appel de détresse car la situation devient de plus en plus dure et je n’ai aucun centime d’aide. » Emmanuel Macron a annoncé recevoir les professionnels du secteur des discothèques le 21 juin. Les boîtes de nuit souhaitent une réouverture pour le 30 juin. Les deux principaux syndicats se sont dits d’accord pour que le pass sanitaire ou un test soient exigés à l’entrée.

De son côté Benoît avoue : « Je n’aime pas trop les festivals et encore moins les discothèques. Donc je chercherai à aller dans des fêtes avec des bons soundsystems, même si elles sont illégales… ». Le collectif de free party de Lucas* a ainsi continué à organiser illégalement pendant les périodes de confinement et de couvre-feu des soirées à comité réduit demandant moins de matériels sonores dans le sud de la France.

Festival à domicile

Organisatrice de « booms » entre proches lors du premier confinement, Léa*, musicienne, a fini par monter son propre festival avec ses copains dans un grand jardin durant l’été 2020. Six groupes invités, scène, buvette, restauration : tout y était. Cent personnes étaient attendues chaque soir sur deux jours.

« On avait peur qu’il y ait trop monde, on ne connaissait pas la capacité d’accueil du lieu », raconte-t-elle. Et cette année rebelote. Ce festival fait maison s’agrandit et s’allonge. Ce n’est plus un, mais deux week-ends d’été qui sont prévus pour accueillir les neuf groupes et les trois cents personnes par soir.

* Le prénom a été modifié