Paris : Un buste de Charles Aznavour inauguré par Anne Hidalgo

HOMMAGE L'œuvre a été installée carrefour de l'Odéon, où Charles Aznavour a passé son enfance

20 Minutes avec AFP

— 

Le buste de Charles Aznavour inauguré le 22 mai 2021 à Paris
Le buste de Charles Aznavour inauguré le 22 mai 2021 à Paris — AFP

Dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, il y a désormais une nouvelle œuvre d’art. La maire (PS) de la ville  Anne Hidalgo a inauguré ce samedi, dans le quartier d’enfance du chanteur, un buste de  Charles Aznavour, décédé en 2018. Réalisé d’après un plâtre en 1964 par la sculptrice Alice Mélikian à l’occasion de la première visite de l’artiste en Arménie, il avait été offert par la Fondation Aznavour à la Ville en octobre 2019, un an après la mort du chanteur.

Il a été inauguré pour l’anniversaire de naissance du chanteur, né le 22 mai 1924, en présence de membres de sa famille, et installé carrefour de l’Odéon, dans le quartier dans lequel l’auteur de La Bohême a passé son enfance.

Le conflit du Haut-Karabakh au cœur du discours

En présence du slameur Grand Corps Malade et de l’ambassadrice d’Arménie, Anne Hidalgo a salué la « longévité exceptionnelle de la carrière » du chanteur, son « amour de la capitale » mais aussi réaffirmé son soutien au « peuple arménien » dans le conflit du Haut-Karabakh avec l’Azerbaïdjan voisin.

Un autre buste de Charles Aznavour a été inauguré en même temps à Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh, a indiqué Nicolas Aznavour, fils du chanteur et cofondateur de la Fondation. L’Azerbaïdjan et l’Arménie se sont affrontés à l’automne 2020 pour le contrôle de la région indépendantiste du Nagorny Karabakh, un conflit qui s’est soldé par plus de 6.000 morts et une défaite d’Erevan, qui a dû rétrocéder d’importants territoires à Bakou.

Le Conseil de Paris avait voté en novembre plusieurs mesures venant en aide à la population arménienne du Haut-Karabakh et formé le vœu que la « République d’Artsakh » soit reconnue. Anne Hidalgo a aussi appelé à la « reconnaissance universelle du génocide arménien » de 1917, « une page sombre de notre Histoire », que les parents de Charles Aznavour avaient fui. L’élue socialiste a dénoncé « le négationnisme, cette propagande qui réapparaît, ici et là, y compris sur notre territoire ».