Eurovision 2021: France, Italie, Islande... Qui sont les favoris ?

PRONOSTICS Alors que la finale de l'Eurovision se tiendra samedi soir, la course au trophée s'annonce ouverte. Passage en revue des favoris...

Fabien Randanne
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Barbara Pravi, Damiano David du groupe Maneskin et Dady Freyr, représentent respectivement la France, l'Italie et l'Islande à l'Eurovision 2021.
Barbara Pravi, Damiano David du groupe Maneskin et Dady Freyr, représentent respectivement la France, l'Italie et l'Islande à l'Eurovision 2021. — UER / ANDRES PUTTING
  • Vingt-six pays participeront à la finale de l'Eurovision 2021, samedi soir, à la Ahoy Rotterdam (Pays-Bas).
  • Pour les bookmakers, Italie et France sont les favorites pour la victoire.
  • Cependant, la compétition s'annonce ouverte et une victoire surprise est tout à fait envisageable.

De notre envoyé spécial à Rotterdam (Pays-Bas)

Cela faisait longtemps que la course à la victoire de l’Eurovision n’avait pas semblé aussi ouverte. Une bonne dizaine de pays peuvent prétendre au trophée, qui sera décerné dans la nuit de samedi à dimanche sur la scène de la Ahoy Rotterdam. Si les bookmakers misent à l’heure où nous écrivons ces lignes sur une victoire italienne, la France n’a pas dit son dernier mot. Et l’on n’est pas non plus à l’abri d’une surprise comme en 2011, lorsque le duo de l’Azerbaïdjan s’était imposé, sans qu’on le voie venir. On en fait le pari : la séquence d’annonce des scores s’annonce épique et pleine de suspense, avec des douze points partant dans toutes les directions.

  • France

Lorsque l’on se présente en tant que journaliste français aux confrères en salle de presse, ils répondent : « Rendez-vous à Paris l’an prochain ! » ou alors « Nice », parce que c’est « une ville ensoleillée ». Ceci peut vous donner une idée de l’enthousiasme suscité à Rotterdam par Barbara Pravi​. Peut-elle succéder à Marie Myriam, quarante-quatre ans après la dernière victoire française au concours ? On a envie d’y croire et il y a de bonnes raisons pour cela : sa chanson, Voilà, plaît et titille les imaginaires francophiles. La chanteuse, qui se raconte à travers les paroles, incarne ses trois minutes allouées sur scène avec intensité. Sa scénographie épurée, intimiste, se reposant sur des jeux de lumières, tranche avec celles des autres participants, saturées de couleurs et de plans larges. Autre singularité : la Française est la seule à ne pas être accompagnée de choristes. Sa prestation est un moment suspendu. On imagine très bien les jurys professionnels être sensibles à cette proposition. Et on est très curieux de savoir si le public sera lui aussi sous le charme : les commentaires sous sa prestation mise en ligne sur YouTube sont extrêmement enthousiastes, ce qui est très encourageant.

  • Italie

De l’autre côté des Alpes, les Måneskin, révélés par le télécrochet X Factor, sont des stars. Ils ont remporté le dernier festival de Sanremo, institution de la chanson italienne, raison pour laquelle ils sont à Rotterdam. Jamais l’Italie n’avait été représentée à l’Eurovision avec une chanson rock. Le groupe aborde le versant glam seventies et ses membres sont des bêtes de scène. Même s’ils ne jouent pas de leurs instruments en live (le règlement l’interdit), leur énergie sur Zitti e buoni pourrait faire mouche auprès du public. Depuis son retour au concours, en 2011, l’Italie s’est classée sept fois (sur neuf) dans le Top 10, dont quatre fois parmi les cinq premiers. L’heure est-elle venue de décrocher la première place ?

  • Islande

Certes, l’un des membres du groupe Daði et Gagnamagnið a été testé positif au covid mercredi et c’est avec une vidéo d’une de leurs dernières répétitions qu’ils défendent désormais leurs chances, mais leur prestation sur 10 Years est une pépite de nonchalance et de bonheur pop. Difficile de ne pas éprouver de sympathie pour cette joyeuse bande qui a la capacité de fédérer les enfants et les adultes, le grand public et les snobinards.

  • Ukraine

Go_A a été sous-estimé par beaucoup d’observateurs de l’Eurovision. Mardi, lors de la première demi-finale, le groupe a fait forte impression avec Shum. Cette chanson mêlant folklore ukrainien et électro-dance est transcendée par la voix ensorcelante de son interprète, Kateryna Pavlenko. Leur prestation s’est depuis retrouvée en tendances YouTube dans une dizaine de pays. De bon augure pour les votes du public ? Sans doute, à moins que l’originalité du morceau ne se révèle trop clivante.

  • Malte

Grande favorite avant le concours, Destiny avait perdu quelques places chez les bookmakers après ses répétitions. Mardi, lors de la demi-finale, la Maltaise a montré qu’il faudrait compter avec elle dans la course au trophée. La chanteuse de 18 ans, est impressionnante vocalement. Celle qui a remporté l’Eurovision Junior en 2015 n’est pas là pour faire de la figuration avec sa chanson Je me casse.

  • Suisse

Gjon’s Tears interprète l’autre chanson francophone de cette finale. Tout l'univers lui avait permis de prendre pendant plusieurs semaines la tête des favoris de cette édition selon les bookmakers, puis sa cote avait faibli lors des répétitions car sa scénographie a divisé.

Le pronostic de « 20 Minutes »
Le Top 10 de cet Eurovision 2021 devrait être composé des pays suivants (listés par ordre alphabétique) : Bulgarie, France, Islande, Italie, Lituanie, Malte, Portugal, Russie, Suisse, Ukraine.