Musique : Nicolas Ker, leader du groupe de rock Poni Hoax, est mort à 50 ans

DANDY Bien connu du milieu underground, Nicolas Ker avait travaillé avec Arielle Dombasle sur deux albums

X.M. avec AFP

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Nicolas Ker en concert à Cannes en 2017.
Nicolas Ker en concert à Cannes en 2017. — SYSPEO

La musique pleure un dandy du rock et de l’électro. Principalement associé ces dernières années avec Arielle Dombasle, Nicolas Ker est décédé à Paris à l’âge de 50 ans, a-t-on appris lundi auprès de son label. La cause du décès du leader du groupe de rock français Poni Hoax n’a pas été précisée.

Né à Phnom Penh au Cambodge en 1970, l’homme était connu pour avoir mené une vie rock’n’roll tout en excès, comme on peut le voir dans le documentaire sur une tournée folle de son groupe, Drunk In The House Of Lords. S’il était bien connu du milieu underground, c’est son travail avec Arielle Dombasle qui l’a révélé au grand public. Cette collaboration entre les deux artistes avait donné les albums La Rivière Atlantique en 2017 et Empire en 2020.

Un « poète incandescent »

La chanteuse n’a pas manqué de rendre hommage au « dernier des rockeurs à la voix d’or ». Nicolas Ker « était la figure même du rockeur au cœur déchiré, du poète incandescent, il avait une grâce dionysiaque, un être rare fin et beau, nous le pleurons ». Ce touche-à-tout avait fait l’acteur dans le film d’Arielle Dombasle Alien Crystal Palace sorti en 2018.

Etabli à Paris, Nicolas Ker avait également composé des musiques de films pour Bernard-Henri Lévy. Ce dernier a exprimé lundi sa « grande tristesse » pour la mort de celui qui « était aussi un merveilleux musicien de cinéma ». Pour le philosophe, Nicolas Ker avait la « fureur de vivre entre Dean et Gainsbourg ; [le] goût du désastre ; l’érudition des vrais rockers ».

Poni Hoax est « branchés? En fait, on est des gros bouseux! »