Montpellier : Le « noir et bleu » de Pierre Soulages adjugé à 1,6 million d’euros

OUTRENOIR Le tableau de Pierre Soulages, intitulé Peinture 100 x 81 cm, 16 avril 1975, a été adjugé 1,3 million d’euros (1,6 million frais inclus) lors d’une vente aux enchères à Montpellier

Jérôme Diesnis

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L'artiste Pierre Soulages lors de l'inauguration du musée Soulages à Rodez, le 28 mai 2014.
L'artiste Pierre Soulages lors de l'inauguration du musée Soulages à Rodez, le 28 mai 2014. — A. Robert / Sipa
  • Chaque vente liée à l’Aveyronnais, qui réside à Sète et possède une histoire personnelle très forte avec Montpellier, bat régulièrement des records.
  • La toile vendue à Montpellier était estimée à 500.000 euros. Elle était jusqu’à présent la possession d’un couple d’amateurs d’art qui l’avait acquise au peintre.
  • L’acheteur a souhaité rester anonyme. Il s’agirait d’un acquéreur européen.

Le tableau de Pierre Soulages, intitulé Peinture 100 x 81 cm, 16 avril 1975, a été adjugé 1,3 million d’euros (1,612 million d'euros frais inclus) lors d’une vente aux enchères effectuée à Montpellier. Le maître de « l’Outrenoir » est le peintre vivant le plus cher. Chaque vente liée à l’Aveyronnais, qui réside à Sète et possède une histoire personnelle très forte avec Montpellier, bat régulièrement des records. Le 27 novembre 2019, une peinture intitulée 200 x 162 cm, 14 mars 1960, avait atteint 9,6 millions d’euros.

La toile vendue à Montpellier était estimée à 500.000 euros. Elle était jusqu’à présent la possession d’un couple d’amateurs d’art qui l’avait acquise au peintre aujourd’hui centenaire. « Ce n’était pas du tout un achat spéculatif, mais un achat de collectionneur, d’amateur, expliquait avant la vente à 20 Minutes le commissaire-priseur Bertrand de Latour. C’est rare, car très souvent, les œuvres se déplacent. »

« Il y a bien longtemps que ça ne fait plus gagner un sou aux peintres »

L’acheteur a souhaité rester anonyme. Il s’agirait d’un acquéreur européen. « Pour un artiste, c’est très honorant de savoir que ces œuvres sont bien vendues, parce que cela veut dire qu’il y a des personnes qui les cherchent, explique Benoît Decronle conservateur du musée Soulages à Rodez. Mais les artistes, leurs œuvres, ils les ont vendues depuis très, très longtemps. Donc cela fait bien longtemps que cela ne leur fait plus gagner un sou. »