« Comme d’habitude »: Barbara Pravi reprend le tube de Claude François en livrant le point de vue féminin

MUSIQUE La chanteuse, qui représentera la France à l’Eurovision le 22 mai, a profité de sa « carte blanche » dans « Boomerang » sur France Inter pour revisiter le tube de Claude François

Fabien Randanne

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L'autrice, compositrice et interprète Barbara Pravi, représentante de la France à l'Eurovision 2021.
L'autrice, compositrice et interprète Barbara Pravi, représentante de la France à l'Eurovision 2021. — Joël SAGET - FTV

« Tu te lèves, et tu me bouscules, je ne fais semblant de rien, comme d’habitude… » Ce mardi, Barbara Pravi​ a profité de la traditionnelle « carte blanche » laissée aux personnalités invitées dans Boomerang sur France Inter pour livrer sa relecture de Comme d’habitude.

La chanteuse a pris des libertés avec ce classique du répertoire de Claude François en réécrivant partiellement le texte afin de donner le point de vue féminin.

Dans la version originale, le chanteur racontait à la première personne son couple en crise tentant de sauver les apparences. Sous la plume de Barbara Pravi, la compagne confie sa lassitude et son dégoût (« Ta main caresse mes cheveux, mais c’est malgré moi. (…) Tout seul, tu bois ton café, j’ai hâte que tu partes, comme d’habitude ») et vit le départ de l’autre comme une libération (« Toute la journée, je n’aurais plus à faire semblant… »)

« Je me suis dit : "C’est elle qui va partir" »

« J’adore ce titre. J’ai beaucoup écouté la chanson et j’ai trouvé qu’il était hyper dur avec la nana dans l’histoire. Je me suis dit : "Bah non c’est elle qui va partir" », a expliqué Barbara Pravi à Augustin Trapenard avant de chanter, accompagnée au piano par Agnès Imbault. Sa reprise s’achève par un « Plus d’habitude » définitif, synonyme de séparation effective.

C’est loin d’être la première fois que l’artiste, qui représentera la France à l’Eurovision le 22 mai, reprend, à sa manière un succès musical. Elle a précédemment offert une version féminine du Kid d’Eddy de Pretto et transformé le Note pour trop tard d’Orelsan en hymne féministe.