Lindsay Lohan vend aux enchères son nouveau single, intitulé « Lullaby », sous forme de NFT

CRYPTOMONNAIES Ce système semble plus rémunérateur que le streaming

20 Minutes avec agences
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La chanteuse et actrice Lindsay Lohan
La chanteuse et actrice Lindsay Lohan — Michael Simon/InStar/Cover Images

Si vous étiez encore perplexes face à l’explosion des cours des cryptomonnaies et plus récemment des jetons non fongibles, les NFT, sachez en tout cas que Lindsay Lohan s’est lancée à corps perdu dans ce business clivant. Pour le prouver, la star propose son nouveau single, Lullaby, sous forme de NFT, aux enchères. Pour l’instant, et alors qu’il reste encore un peu plus de deux jours pour enchérir, il faudra débourser plus de 500.000 « Tron », la cryptomonnaie créée par l’entrepreneur Justin Sun (qui avait lancé les hostilités en déboursant 300.000 « Tron » le week-end dernier), soit environ 33.000 dollars.

« Cela fait maintenant longtemps que j’enregistre de la musique. Je ressens une certaine sérénité lorsque je vais en studio et c’est une sorte de solitude. Une zone de confort. Cette chanson signifie vraiment quelque chose pour moi parce que nous grandissons tous avec des berceuses et je voulais en créer une moi-même. Ma voix à vos oreilles… Lullaby », avait annoncé l’actrice de Mean Girls dans un communiqué pour expliquer son incursion dans le monde de la finance digitale.

« Tokenisation » de la culture

Lindsay Lohan, qui n’est pas forcément connue pour son sens des affaires (son « beach club » de Mykonos, où elle tournait une émission de télé-réalité pour MTV, a été fermé il y a deux ans alors que la série a été annulée à l’issue de sa première saison), a récemment été interviewée par le très sérieux magazine Forbes, dans lequel elle déclare tout son amour pour les cryptomonnaies, qui représentent selon elle l’avenir. « Ce n’est qu’une question de temps avant que tout le monde à Hollywood et au-delà s’implique. Peut-être verrons-nous la tokenisation des films, et de la façon dont les artistes sont payés pour leurs films, leur musique et leur art. Je vois un avenir où les crypto, les NFT et la blockchain seront la norme, plutôt que l’exception », a-t-elle expliqué.

Une analyse qui se défend notamment à cause des faibles montants que les plateformes de streaming reversent aux artistes. Comme le révélait l’artiste canadien Pierre Lapointe au gala de l’Adisq en 2019, « pour un million d’écoutes de ma chanson Je déteste ma vie (dont j’ai écrit les paroles et la musique) sur l’application Spotify, j’ai touché 500 dollars ».