« Monster Hunter : Rise » : Chasser des monstres pendant 1.000 heures, ça vous dit ?

JEU VIDEO La franchise japonaise « Monster Hunter » compte bien multiplier ses fans français, et les heures de jeu, avec sa dernière itération, exclusivité Nintendo Switch

V. J.
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Dans «Monster Hunter: Rise» sur Nintendo Switch, il y a les bons et les mauvais chasseurs, un bon chasseur,  il voit un monstre, il tire
Dans «Monster Hunter: Rise» sur Nintendo Switch, il y a les bons et les mauvais chasseurs, un bon chasseur, il voit un monstre, il tire — Capcom
  • Franchise culte au Japon et best-seller de l'éditeur Capcom, Monster Hunter a conquis le reste du monde avec Monster Hunter : World en 2018
  • Un nouveau jeu, Monster Hunter : Rise, sort en exclu sur Nintendo Switch vendredi
  • Il ne s'agit pas seulement de chasser du monstre, mais de s'y préparer, d'étudier, d'optimiser, la promesse de plusieurs dizaines voire centaines d'heures de jeu

Vous avez passé le premier confinement sur Animal Crossing ? Vous êtes à plus de 100 heures sur Persona 5 ? Bah vous êtes des petits joueurs. Mais un défi de taille vous attend avec la nouvelle itération du jeu Monster Hunter. Créée il y a plus de 15 ans, la franchise compte déjà une dizaine de titres mais est restée longtemps méconnue hors du Japon, alors qu’avec 66 millions de jeux vendus, elle est un best-seller pour son éditeur Capcom, derrière les Resident Evil mais devant les Street Fighter.

Tout a changé avec Monster Hunter : World, sorti en 2018 sur PS4 et Xbox One, et écoulé à près de 18 millions d’exemplaires, dont 70 % à l’étranger. Les fans français sont prêts à se lancer dans une nouvelle partie de chasse avec Monster Hunter : Rise, disponible vendredi sur Nintendo Switch, une partie d’environ 1.000 heures. Pardon ?


Un investissement dans les sens du terme

On exagère (à peine). Monster Hunter World et Rise peuvent se terminer en une trentaine d’heures, dans la moyenne des jeux open world et RPG, mais le joueur peut y revenir, y rejouer, pour plus de chasses, d’armes, de craft, de quêtes multijoueurs, de mises à jour, et donc d’heures de jeu. Des centaines pour certains, plus de 1.000 pour les plus hardcore. Le jeu demande un investissement, presque un sacerdoce, qui ne correspond pas à tous les profils, à l’image du journaliste de Numerama qui a mis un genou à terre : « Rise m’a complètement perdu au bout de quelques heures ».

Monster Hunter reprend tous les codes du jeu de rôle japonais, ou J-RPG, à savoir qu’il ne s’agit pas seulement de chasser des monstres géants, mais de s’y préparer, de choisir ses armes, de maîtriser les styles de jeu, de crafter son équipement, d’étudier la faune locale, d’avoir le bon timing… C’est du taf, et à la fin (enfin non, il n’y a pas vraiment de « fin »), de la gratification. Rise apporte d’ailleurs des nouveautés (le Filoptère pour plus de verticalité, le contrôle de monstres, les Chumskys bons chienchiens, les quêtes Calamité à plusieurs), et donc plus de possibilités et de rejouabilité.

A corps perdu pour gagner du temps

Si la Nintendo Switch n’a pas la puissance des PlayStation et Xbox, Monster Hunter : Rise en impose quand même, moins par son graphisme que par son dynamisme lors des combats. Peut-être est-ce le côté hybride et portable de la console, mais le jeu se révèle également plus accessible, surtout lors des premières chasses au sein du village Kamura, menacé par la Calamité et ses monstres. Un bon test pour les joueurs, presque un tutorial, avant de se jeter à corps perdu dans l’aventure. Enfin « perdu », façon de parler, il s’agit bien sûr de gagner. Encore et encore. Game on and on and on