César 2021: Moisson d’Albert Dupontel avec « Adieu les cons »

PALMARES Le cinéaste français a réalisé un carton plein en remportant sept trophées, lors d'une soirée dominée par la pandémie

20 Minutes avec AFP

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L'équipe du film «Adieu les cons», Nicolas Marie, Virginie Efira et Albert Dupontel.
L'équipe du film «Adieu les cons», Nicolas Marie, Virginie Efira et Albert Dupontel. — Jean Michel Nossant/SIPA

Douze nominations, sept victoires. Albert Dupontel a remporté vendredi pour la première fois de sa carrière le César du meilleur film pour Adieu les Cons. Cette comédie, qui a vu sa carrière en salle brisée par le deuxième confinement après avoir rassemblé 700.000 spectateurs en une semaine, a fait carton plein vendredi aux César avec sept récompenses. A l’Olympia, la cérémonie a, sans surprise, été dominée par la pandémie, notamment avec la mise à nue de Corinne Masiero en soutien aux intermittents.

Outre le César du meilleur film, Adieu les cons a remporté celui du meilleur second rôle masculin, a été le choix des lycéens et a valu à Albert Dupontel, qui a brillé par son absence vendredi soir à l’Olympia, celui du meilleur réalisateur, récompense qu’il avait déjà obtenue en 2018 pour Au revoir là-haut.

Adieu les cons, c’est ainsi que se termine le message pré-enregistré par JB (Albert Dupontel lui-même), à l’attention des collègues de l’obscure administration où il travaille, avant de se tirer une balle dans la tête. Mais perdant parmi les perdants, JB rate même son suicide : la balle passe à côté, traverse la cloison et finit sa course dans l’open space.

Dupontel absent

A quelques mètres de Suze Trappet (Virginie Efira), malade en phase terminale qui n’a qu’un souhait avant de mourir : retrouver un fils auquel elle a donné vie sous X, à l’adolescence. Il accepte de l’aider et leur duo deviendra trio lorsque les rejoindra un archiviste aveugle, M. Blin, interprété par l’un des acteurs fétiches de Dupontel, Nicolas Marié.

Encore une fois chez le perfectionniste auteur de Bernie et de 9 mois ferme, aucun détail n’est laissé au hasard, surtout s’il peut être l’objet d’une blague, acide de préférence : si M. Blin a perdu ses yeux, c’est à cause d’un tir de LBD et il en a développé une hantise de la police, objet de gags récurrents.

Sans temps mort, le film suit pendant 01H30 la quête désespérée du trio, menée par une Virginie Efira déterminée. Jusqu’à un final dans lequel Dupontel n’hésite pas à injecter une dose inattendue de romantisme, puis de tragique.

Le palmarès complet

Meilleur film: Adieu les cons d'Albert Dupontel

Meilleure réalisation: Albert Dupontel pour Adieu les cons

Meilleure actrice: Laure Calamy dans Antoinette dans les Cévennes

Meilleur acteur: Sami Bouajila dans Un fils

Meilleure actrice dans un second rôle: Emilie Dequenne dans Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait

Meilleur acteur dans un second rôle: Nicolas Marié dans Adieu les cons

Meilleur espoir féminin: Fathia Youssouf dans Mignonnes

Meilleur espoir masculin: Jean-Pascal Zadi dans Tout simplement noir

Meilleur premier film: Deux de Filippo Meneghetti

Meilleur scénario original: Albert Dupontel pour Adieu les cons

Meilleure adaptation: Stéphane Demoustier pour La fille au bracelet

Meilleure musique originale: Rone pour La nuit venue

Meilleur film étranger: Drunk de Thomas Vinterberg

Meilleur film d'animation: Josep d'Aurel

Meilleur documentaire: Adolescentes de Sébastien Lifshitz

Meilleur décor: Carlos Conti pour Adieu les cons

Meilleur costume: Madeline Fontaine pour La bonne épouse

César des lycéens: Adieu les cons d'Albert Dupontel