Coronavirus : Roselyne Bachelot espère rouvrir les lieux culturels « au cours du deuxième trimestre 2021 »

REOUVERTURE La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot « milite » pour une « une ouverture globale à la même date des lieux de culture » au « cours du 2e trimestre 2021 »

A.D.
— 
La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, à Matignon le 11 février 2021.
La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, à Matignon le 11 février 2021. — Pierre Perusseau-pool/SIPA

Alors que le mouvement d’occupation des théâtres prend de l’ampleur, que des cinémas veulent braver la fermeture pour protester contre les mesures sanitaires, Roselyne Bachelot a assuré comprendre « le mouvement d’exaspération, de colère », au micro de France Culture ce vendredi. La ministre de la Culture a révélé que le gouvernement espère pouvoir rouvrir les lieux culturels entre avril et juin : « Nous sommes vraiment dans cet objectif de réouverture au cours du deuxième trimestre 2021 », a-t-elle affirmé.

« Je milite, à ce point de ma connaissance de la pandémie, pour une ouverture globale à la même date des lieux de culture, mais avec des protocoles de sécurité adaptés. Un festival de musique baroque dans une église n’a pas les mêmes contraintes sanitaires qu’une salle de théâtre ou qu’une salle de concert. Il y aura des protocoles adaptés et concertés avec les professionnels », a-t-elle détaillé.

Pas de deuxième année blanche pour les intermittents

Roselyne Bachelot et Jean Castex ont rencontré ce jeudi les organisations syndicales du secteur de la culture, et ont annoncé avoir débloqué 20 millions d’euros supplémentaires en soutien au monde de la culture.

La mise en place d’une deuxième année blanche n’est pas envisagée pour le moment : « La situation sera un peu différente car nous sommes dans une année où, nous l’espérons, il y aura une reprise dans la période d’été », dit-elle.

La ministre a assuré comprendre l’inquiétude des intermittents face à la date butoir du 31 août. Une mission est en cours « pour poursuivre le système de l’intermittence avec des modulations particulières » et étudie l’accès au chômage des intermittents « primo entrants », a-t-elle précisé.