Journée des droits des femmes : Barbara Pravi livre six « prières » musicales

MUSIQUE L’artiste, qui représentera la France à l’Eurovision en mai, sort ce 8 mars un mini-album de six titres qu’elle appelle « prières »

Fabien Randanne

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L'autrice, compositrice et interprète Barbara Pravi.
L'autrice, compositrice et interprète Barbara Pravi. — JOEL SAGET / AFP
  • Depuis 2018, l’autrice, compositrice et interprète Barbara Pravi – qui défendra les chances françaises en mai à l’Eurovision – propose, chaque 8-Mars, un projet musical différent faisant écho à la cause féministe.
  • Ce lundi, elle a mis en ligne six chansons, qu’elle appelle « prières », qui, a-t-elle écrit dimanche sur son compte Instagram, représentent « une autre facette de ce que signifie pour [elle] la liberté et la force ».
  • Au cours d’une interview accordée à 20 Minutes en début d’année, Barbara Pravi déplorait que le terme « féminisme » soit « presque devenu un gros mot ».

Si le 22 mai, jour de la finale de l’Eurovision, est sans doute soulignée à gros traits dans l’agenda de Barbara Pravi qui représentera la France, la date du 8 mars, celle de la Journée internationale des droits des femmes, est tout aussi primordiale dans son calendrier. Depuis 2018, l’autrice, compositrice et interprète de 27 ans, particulièrement engagée en faveur de la cause féministe, livre à cette occasion un projet différent.

« Cette année pour (…) ce 8-Mars que je porte tellement en moi, je ne ferai pas de grande marche entourée de figures ami.e.s et conquérant.e.s, je vous propose plutôt une autre facette de ce que signifie pour moi la liberté et la force : six chansons, six prières faites seule, six textes qui ont le goût de l’indépendance, du calme, des évasions et de la tendresse », a expliqué l’artiste dimanche sur son compte Instagram, quelques heures avant la mise en ligne de ce mini-album.

C’est sur ce réseau social que Barbara Pravi avait donné un aperçu ces derniers mois de cette demi-douzaine de morceaux faits maison et qui bénéficient par ailleurs d’une édition en vinyle, limitée à 500 exemplaires signés.

« De la douceur, de l’amour »

Il y a trois ans, pour la Journée internationale des droits des femmes, Barbara Pravi avait proposé une réécriture au féminin​ de la chanson Kid d’Eddy de Pretto. Elle y dénonçait les stéréotypes liés aux genres ainsi que les injonctions faites aux femmes («Tu seras docile, ma fille… »). En 2019, elle avait chanté sa relecture au féminin de Notes pour trop tard d’Orelsan en la mêlant à sa propre chanson, Le Malamour, évoquant les violences conjugales. L’année dernière, dans Chair, elle faisait le récit de l’IVG à laquelle elle a recouru quand elle avait 17 ans.

Par ailleurs, en 2018, Barbara Pravi était l’une des 39 femmes ayant repris Debout les femmes, l’hymne du MLF, au profit de la Maison des femmes.

Dans une interview qu’elle nous avait accordée en début d’année, la chanteuse déplorait que le terme « féminisme » soit « presque devenu un gros mot ». « C’est juste l’envie [des femmes] d’être considérées sur tous les plans : professionnel, personnel, émotionnel, etc. Que les curseurs soient à égalité avec les hommes », développait-elle, précisant avoir « l’impression que, pour changer les mentalités, il faut le faire en douceur. »

« De la douceur, de l’amour », c’est justement ce que Barbara Pravi a promis dans son post Instagram présentant ces six chansons : « Des prières pour les autres, pour soi, pour tout ce qui nous entoure, et même pour ce qu’on ne voit pas. »