La star de « Matilda » soutient Britney Spears et dénonce la façon dont les femmes sont traitées par l'industrie dès l'enfance

HARCELEMENT Mara Wilson, aujourd'hui âgée de 33 ans, a refusé de jouer le jeu du show-business

20 Minutes avec agences

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L'actrice Mara Wilson
L'actrice Mara Wilson — Faye's Vision/Cover Images

« Notre culture élève des petites filles juste pour les détruire ». C’est avec ces mots que Mara Wilson décrit l’industrie du divertissement. L’actrice, qui s’est fait connaître lorsqu’elle était enfant dans des films comme Matilda ou Mme Doubtfire, a dénoncé, dans un édito pour le New York Times, la façon dont elle a été, dès son plus jeune âge, « sexualisée » par le public et les médias et transformée en objet.

« C’était mignon quand des enfants de 10 ans m’envoyaient des lettres disant qu’ils étaient amoureux de moi. Ce n’était pas le cas quand des hommes de 50 ans le faisaient. Avant même que j’aie 12 ans, il y avait des images de moi sur des sites Web de fétichisme des pieds et des photoshops de pornographie enfantine. À chaque fois, j’avais honte. Hollywood a décidé de s’attaquer au harcèlement dans l’industrie, mais je n’ai jamais été harcelée sexuellement sur un plateau de tournage. Mon harcèlement sexuel est toujours venu des médias et du public », écrit-elle dans son texte, où elle compare sa situation à celle de Britney Spears.

Sexualisée dès l’enfance

Dès l’adolescence, Mara Wilson a choisi de se retirer de Hollywood et de ne pas suivre le chemin de toutes ces jeunes actrices qui, pour faire la transition à l’âge adulte auprès du public, sont obligées de passer par une hyper sexualisation. « J’avais déjà été sexualisée, et je détestais ça. Je n’étais jamais apparue dans une tenue qui révélait plus mon corps qu’une robe à fleurs qui remontait jusqu’à mes genoux. C’était intentionnel, mes parents estimaient que ce serait plus sécurisant pour moi. Mais ça n’a pas fonctionné. Depuis l’âge de six ans, les gens me demandaient dans les interviews si j’avais un petit ami. Les journalistes m’ont demandé qui était l’acteur le plus sexy et m’ont parlé de l’arrestation de Hugh Grant pour avoir été surpris avec une prostituée », a-t-elle ajouté.

L’actrice, qui est depuis devenue doubleuse et autrice, affirme qu’elle et Britney Spears ont appris la même leçon en grandissant : « Lorsqu’on est jeune et célèbre, on ne contrôle rien ».

Depuis la diffusion de Framing Britney Spears, qui revient en détail sur la manière dont le père de la chanteuse a réussi à garder la mainmise sur son patrimoine après sa crise de nerfs publique de 2007, le débat autour de la manière dont sont instrumentalisés certains jeunes artistes ou acteurs a été relancé à Hollywood. Des centaines de milliers de fans de la chanteuse ont relancé les appels à « libérer » la star avec le hashtag #FreeBritney.