Disney+ : Plus de 95 millions de personnes abonnées à la plateforme dans le monde

STREAMING Lancée en novembre 2019, la plateforme peut compter sur ses franchises ultra-populaires pour conquérir toujours plus de monde

20 Minutes avec AFP

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Baby Yoda, bien belle mascotte de Disney+
Baby Yoda, bien belle mascotte de Disney+ — Anthony Behar/Sipa USA/SIPA

La chanson It’s A Small World ne résonne plus dans les allées des parcs d’attractions de Disney depuis près d’un an. Malgré tout, la firme garde espoir, notamment grâce à ses différents services de streaming.  Disney+, ESPN + et Hulu, comptaient 146 millions d’abonnés à la fin de l’année, d’après un communiqué de résultats publié cette semaine. À lui seul, Disney+, qui a pris du service en novembre 2019, détient près de 95 millions d’abonnés. La plateforme a largement bénéficié des mesures de confinement, de l’immense catalogue du groupe californien et de prix peu élevés par rapport aux concurrents.

Par comparaison, Netflix a récemment dépassé les 200 millions d’utilisateurs dans le monde. Cet accomplissement compense en partie l’année difficile que le géant du divertissement vient de traverser à cause de la pandémie, qui a entraîné la fermeture des parcs d’attractions et des cinémas. En tout, Disney n’a gagné que 17 millions de dollars de bénéfice net pendant la saison des fêtes, au lieu de 2,1 milliards il y a un an.

Du nouveau contenu chaque semaine

Mais le groupe californien « va continuer à grandir dans le streaming, tandis que ses parcs, ses branches de télévision et de cinéma vont rapidement se reprendre grâce à la vaccination et à l’expression de la demande contenue depuis des mois », a commenté Eric Haggstrom, analyste chez eMarketer.

La branche « parcs, expériences et produits dérivés » n’a généré que 3,6 milliards de dollars de recettes, moitié moins que l’année dernière au même trimestre. Le segment des plateformes, en revanche, a généré 3,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires lors du trimestre écoulé, en hausse de 73 % sur un an. La saison des fêtes a été rythmée par plusieurs sorties populaires, dont, fin octobre, la deuxième saison de The Mandalorian.

Disney+ a suscité l’engouement grâce à son catalogue et ceux des studios Pixar, Marvel, ou encore National Geographic. La plateforme s’est aussi donnée pour objectif de diffuser des nouveaux contenus toutes les semaines et une centaine de nouveaux titres par an.

Faire tourner « la machine à franchises »

« Il faut que nous gardions un rapport qualité-prix très élevé, et il n’y a pas de meilleur moyen d’y arriver que de faire tourner la machine à franchises pour sortir de nouveaux opus tous les mois », a élaboré Bob Chapek, le patron de la société. « Les contenus sont le principal facteur dans l’acquisition et la rétention de nouveaux abonnés », a souligné Christine McCarthy, avant de confirmer que l’objectif de rentabilité pour le service de streaming était maintenu pour l’année fiscale 2024.

Pour l’année en cours, Disney a prévu de rester flexible en matière de sorties au cinéma ou sur Internet. Par exemple, « Black Widow est prévu pour les cinémas, mais nous allons suivre de près la réouverture des salles et l’appétit des consommateurs pour décider s’il faut revoir notre décision ou pas », a déclaré Bob Chapek.