« Ma prétendue haine de l’homme est une pure invention », écrit Camélia Jordana dans une tribune

MISE AU POINT Dans une tribune publiée sur le Huffpost ce vendredi Camélia Jordana évoque les polémiques et attaques dont elle est la cible ces derniers mois

F.R.

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La chanteuse et actrice Camélia Jordana, en septembre 2019.
La chanteuse et actrice Camélia Jordana, en septembre 2019. — Ammar Abd Rabbo / El Gouna Film Festival / AFP

Camélia Jordana met les points sur les i. Dans une tribune publiée ce vendredi sur le site du Huffpost, l’artiste de 28 ans déplore que plusieurs de ses propos aient été « transformés et détournés de leur sens » dans les médias.

Elle fait ainsi référence à ses déclarations sur la police dans On n’est pas couché, qui avait suscité la polémique en mai dernier. Camélia Jordana assure que son intention était de partager ses « craintes sur le malaise grandissant entre des institutions et une partie de la population ».

Fin janvier, L'Obs titrait une interview de la chanteuse par la citation : « Si j’étais un homme, je demanderais pardon ». Une phrase tronquée et sortie de son contexte puisqu’elle évoquait dans l’entretien plusieurs titres de son nouvel album et affirmait : « l’ensemble de ces chansons disent que si j’étais un homme, je demanderais pardon, je questionnerais les peurs et je prendrai le temps de m’interroger. » « Ma prétendue haine de l’homme, qu’il soit blanc ou non, est une pure invention », insiste Camélia Jordana dans sa tribune.

« Seuls les mots prononcés valent désormais »

« La tristesse qui se pose en moi est celle de la citoyenne française que je suis et qui voit son pays divisé, la colère au front et la rage au ventre », écrit-elle également.

« Je me contente de dire les choses en moi. Celles que je porte et qui m’animent, m’inspirent et me font grandir : la nature, le racisme, l’amour, le féminisme », souligne-t-elle en se décrivant quelques lignes plus loin comme « une citoyenne française accrochée de toutes forces aux valeurs que m’a inculquée l’école républicaine ». Et de conclure : « Seuls les mots prononcés valent désormais, non ceux que l’on me prête. »