Coronavirus dans les Alpes-Maritimes : La fondation Maeght rouvre ses jardins (avec une centaine de sculptures) au public

MUSEE Le centre culturel de Saint-Paul-de-Vence a obtenu l’autorisation de la préfecture des Alpes-Maritimes

F.Bi. avec AFP

— 

Les jardins de la fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence
Les jardins de la fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence — Fondation Maeght

Ils accueillent une centaine de sculptures signées des plus grands noms de l’art moderne. Les jardins de la fondation Maeght, un véritable musée à ciel ouvert situé près du village de Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes), rouvriront dès lundi.

Emboîtant le pas au musée Rodin à Paris, dont le jardin se visite à nouveau depuis le 16 janvier, la fondation a obtenu l’autorisation de la préfecture des Alpes-Maritimes. « On s’est dit : "Et pourquoi pas nous aussi ?" », explique Nicolas Gitton, directeur de la fondation. Le labyrinthe Miro, un parcours d’œuvres en céramique, fer, bronze et même ciment armé, signé du peintre espagnol, vient d’être restauré.

Le labyrinthe Miro, un parcours d'oeuvres en céramique, fer, bronze et même ciment armé, signé du peintre espagnol, vient d'être restauré
Le labyrinthe Miro, un parcours d'oeuvres en céramique, fer, bronze et même ciment armé, signé du peintre espagnol, vient d'être restauré - Fondation Maeght

La fondation vise 100 visiteurs par jour

Février marque traditionnellement le début de la saison, avec 200 visiteurs par jour : « Si on en a 100, on sera très content, sachant que les visiteurs étrangers ne sont pas là », dit-il. Pilier culturel de la Côte d’Azur, la fondation Maeght vit des entrées du public, sans subvention. Elle reçoit environ 130.000 visiteurs par an, dont 60 % d’étrangers.

La crise due au Covid-19 et les fermetures ont causé « un énorme manque à gagner » pour la fondation. Elle a fait appel au prêt garanti par l’Etat et utilise le chômage partiel. La prochaine grande exposition, consacrée à la famille Giacometti, est prévue à partir du 3 juillet. La fondation espère rouvrir ses salles avant.