« Eurovision France » : « On a besoin d’excentricité à l’Eurovision », affirme Pony X

INTERVIEW Clarence, chanteur du duo électro Pony X, évoque à « 20 Minutes » sa participation à la sélection française pour l’Eurovision

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Le chanteur Clarence et le DJ Pony sont aux manettes du projet Pony X.
Le chanteur Clarence et le DJ Pony sont aux manettes du projet Pony X. — Pony X/FTV
  • Huit artistes solo, trois duos et un trio sont en lice pour Eurovision France, c’est vous qui décidez !, la sélection française pour l’Eurovision qui sera diffusée le 30 janvier sur France 2.
  • Le duo Pony X est en lice avec la chanson Amour fou.
  • « La "french touch" a été très peu représentée alors que l’électro est l’un des styles musicaux qui s’exportent le plus », avance le chanteur Clarence à 20 Minutes.

Cette année, douze chansons peuvent espérer représenter la France à l’Eurovision en mai. Mais il n’y aura qu’une élue. Elles seront départagées le 30 janvier au soir, sur France 2, dans le cadre d’Eurovision France, c’est vous qui décidez ! présentée par Stéphane Bern et Laurence Boccolini.

D’ici là, 20 Minutes vous propose de découvrir chaque jour les artistes qui, en solo, en duo ou en trio, sont engagés dans la compétition. On termine le tour d’horizon avec Pony X. Le chanteur, Clarence, a répondu aux questions tandis que son acolyte, DJ au visage dissimulé sous un masque de poney, cultive la discrétion.

Quel est l’histoire de votre duo ?

Même s’il y a beaucoup de mystère qui plane autour de Pony, à la base, il est quelqu’un de tout à fait normalement constitué. J’ai grandi avec lui en Creuse. Après, j’ai suivi ma famille aux Etats-Unis. Quand je suis revenu à Paris, j’ai travaillé avec différents artistes. On a monté un collectif. Avec Pony, on s’est lancé dans l’aventure Pony X l’an passé. Il ne voulait pas trop s’exposer alors il est parti sur ce personnage.

En quoi « Amour fou » serait-elle une bonne chanson pour l’Eurovision ?

C’est un titre détonnant, percutant, dansant, qui donne envie de bouger, de s’éclater, de tomber les masques, contrairement à Pony. Et on a vraiment besoin de ça en ce moment. L’Eurovision, c’est un énorme show où la musique est autant jugée que la performance et je peux vous assurer qu’on prépare un truc du tonnerre, au sens propre comme au sens figuré. A l’Eurovision, on a toujours été sur des choses un peu conventionnelles et je pense qu’on a besoin de cette excentricité. La « french touch » a été très peu représentée alors que l’électro est l’un des styles musicaux qui s’exportent le plus, c’est là que les Français sont bons. On a un savoir-faire qui est reconnu partout mais, à l’Eurovision, la France a toujours voulu être dans un schéma pop et variété.

A quoi ressemblera votre performance dans « Eurovision France » ?

Je ne peux pas tout dire, mais il va y avoir une grosse scénographique, avec de la chorégraphie, du show, de l’entertainment. Sur un titre comme celui-ci, tu ne peux pas être un mec fixe derrière son micro avec une lumière sur la tête. On va tout péter.

Si je vous dis « Eurovision », vous pensez à quelle chanson ?

Il y en a plusieurs, mais vu qu’on est dans le registre « humanimal », on aime bien Papa pingouin.

La chanson de Sophie et Magaly pour le Luxembourg en 1980…

Oui. On n’était pas trop nés mais c’est un truc culte.

Au-delà de votre participation à « Eurovision France », avez-vous un projet d’album ?

Dans l’électro, on aime bien faire des trucs au coup par coup. On a beaucoup travaillé avec le collectif, on a plein de titres dans les tiroirs et plein de choses à proposer, mais on ne peut pas dire qu’on a prévu un album. Non, nous, dans notre domaine, on travaille sur la spontanéité, l’émotion… On va probablement, si tout se passe bien avec ce projet, essayer d’aller le plus loin possible et puis peut-être un nouveau single, puis d’autres. On verra comment ça se danse et s’il y a une vraie attente du public, bien sûr qu’on sortira un EP ou un album.