Mort de Robert Hossein : L’acteur restera à jamais le comte Joffrey de Peyrac

CINEMA Robert Hossein a trouvé son rôle le plus marquant dans la saga « Angélique, marquise des anges »

F.R. avec AFP

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MIchèle Mercier et Robert Hossein dans le film Indomptable Angélique.
MIchèle Mercier et Robert Hossein dans le film Indomptable Angélique. — MARY EVANS/SIPA

S’il ne fallait garder qu’un rôle de Robert Hossein décédé ce jeudi, ce serait celui qui l’a rendu célèbre. Soit le rôle du comte Joffrey de Peyrac dans la saga cinématographique Angélique, marquise des anges, qui a marqué toute une génération.

Au côté de Michèle Mercier qui incarnait le rôle-titre, le comédien formait un couple de fiction ayant fait battre la chamade au cœur du public le temps de cinq films sortis tout au long de la décennie 1960.

L’intrigue se déroule sous Louis XIV. Angélique épouse à 17 ans le riche comte de Peyrac, balafré, boiteux mais aussi plus âgé qu’elle. Un écart d’âge dont le comédien est alors familier dans sa vie. A l’époque où il se glisse pour la première fois dans le costume du personnage, Robert Hossein a 37 ans et il a épousé deux ans plus tôt Caroline Eliacheff, tout juste âgée de 15 ans.

« Casanova pour midinettes »

La saga « Angélique » élève Robert Hossein au rang de sex-symbol, ce qui lui vaudra d’être plus tard charrié par Marguerite Duras qui le qualifiera de « Don Juan de bazar » ou de «Casanova pour midinettes». Le comédien ne retrouvera pas par la suite de rôle plus marquant dans l’imaginaire collectif français. Les multiples rediffusions des films à la télévision ont achevé de le rendre indissociable de Joffrey de Peyrac.

Loin de renier Angélique, marquise des anges, il a adapté le scénario en comédie musicale en 1995 au Palais des Sports.

On en oublierait presque qu’au départ, les films sont adaptés de la saga littéraire en treize volumes signée Anne Golon. Les romans ont été traduits dans une trentaine de langues et vendus à une centaine de millions d’exemplaires dans le monde entier. L’autrice n’avait pas apprécié la manière dont son œuvre a été portée à l’écran. Elle jugeait ces adaptations « misogynes », faisant d’Angélique une « petite putain » ou une femme « niaise ».