Rika Zaraï, la chanteuse israélienne de « Casatchok » ou de « Sans chemise, sans pantalon », est morte

DISPARITION La chanteuse Rika Zaraï est morte. « C’est une des plus belles voix d’Israël en français », selon l’ambassade d’Israël de France

A.L. avec AFP
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Rika Zaraï lors de l'édition 2020 de la Nuit de la Déprime.
Rika Zaraï lors de l'édition 2020 de la Nuit de la Déprime. — SADAKA EDMOND/SIPA

La chanteuse israélienne Rika Zaraï, de son vrai nom Rika Gozman, est morte, a annoncé l’ambassade d’Israël en France sur Twitter : « Profondément attristés de la disparition de Rika Zaraï qui a conquis le cœur des Français et Françaises avec son bel accent de sabra. Elle a chanté Israël et Jérusalem avec passion et dévouement. C’est une des plus belles voix d’Israël en français qui s’est éteinte. »

Née à Jérusalem en février 1938, dans une famille de pionniers juifs, elle a connu un fort succès en France dans les années 1960 et 1970, avec des titres comme Casatchock ou des interprétations de Hava Nagila et Tournez manège.

Aznavour, Lelouch, Bécaud

Venue en France pour ses études de chanteuse, elle avait contacté Bruno Coquatrix, alors directeur artistique de l’Olympia. Ce dernier l’avait engagée « en levé de rideau du spectacle de Jacques Brel », comme le raconte un site dédié à la chanteuse. Elle signe aussi à cette époque avec Eddie Barclay, et commence à enchaîner les invitations des médias.

Rika Zaraï fréquente alors les plus grands et les plus grandes : le cinéaste Claude Lelouch, le chanteur Charles Aznavour – pour lesquels elle écrit deux titres, Et pourtant et Le temps - ou encore le chanteur Gilbert Bécaud, avec lequel elle part en tournée. C’est peu après cette tournée qu’elle sortira son premier grand tube, Casatchok, en 1969, suivi de Sans chemise, sans pantalon, une reprise de Gérard La Viny.

Standing-ovation

Dans les années 1980, elle s’était reconvertie dans l’écriture d’ouvrages sur les bienfaits de la médecine naturelle. Si ses livres se sont vendus à plusieurs millions d’exemplaires, ses positions sur les bienfaits de produits naturels contre le cancer ou le sida lui vaudront l’inimitié du milieu médical.

Après un AVC en 2008 et une longue absence sur scène, elle avait chanté aux Folies-Bergères à Paris en février dernier. En fauteuil roulant, elle avait interprété l’un de ses succès, Prague, à l’occasion de la « Nuit de la Déprime », et avait reçu une standing-ovation du public.

« Triste nouvelle. Rika Zaraï a été une véritable ambassadrice de la chanson israélienne en Europe pendant de nombreuses années », a réagi l’ambassadeur d’Israël en Belgique, Emmanuel Nahshon, à l’annonce de sa mort.