Déconfinement à Lyon : Le musée des Confluences restera fermé, la métropole renonce à désobéir

EPIDEMIE Bruno Bernard, le président EELV de la métropole de Lyon avait annoncé son intention de rouvrir les musées dès ce week-end, malgré les interdictions gouvernementales

C.G. avec AFP
Le musée des Confluences
Le musée des Confluences — Bony / Sipa

Il y avait la volonté de braver l’interdit, de passer outre les directives du gouvernement. La raison l’a finalement emporté. Bruno Bernard, le président écologiste de la métropole de Lyon a renoncé à rouvrir le musée des Confluences. Une réouverture envisagée pour ce week-end.

« Il s’avère que les risques juridiques encourus étaient trop importants », a expliqué l’élu mardi soir, lors d’une conférence de presse, entouré d’acteurs du monde culturel lyonnais.

Le spectre d’une « fermeture administrative »

À ses côtés, la directrice du musée des Confluences a pointé le spectre d’une « fermeture administrative ». « Ça veut dire la mise au chômage de tous les agents, de tous les prestataires, avec une remise en route qui ensuite peut prendre entre trois et six mois », complète Hélène Lafont-Couturier.

L’exécutif a tout de même décidé d’accueillir dans le hall de l’hôtel de la métropole une « exposition hors les murs » des réserves du musée des Confluences, afin de « déconfiner les collections », selon sa directrice.

« Il faut donner à la population une perspective autre que d’aller dans des centres commerciaux »

La visite, gratuite, sera possible dès lundi et pour au moins toute la durée des vacances scolaires, avec une douzaine de pièces emblématiques de l’établissement inauguré en 2014.

S’il a finalement renoncé à aller au bras de fer avec l’Etat, Bruno Bernard affirme être toujours « en colère ». « Il faut donner à la population une perspective autre que d’aller dans des centres commerciaux, il est vital de rouvrir les lieux culturels », assène-t-il.

Dans une lettre au Premier ministre, cosignée par les maires de Lyon Grégory Doucet (EELV) et de Villeurbanne Cédric Van Styvendael (PS), Bruno Bernard avait dénoncé le report de la réouverture des lieux culturels comme une décision « d’une extrême violence pour le monde culturel ».