Une campagne québécoise invite à se mettre à la place des minorités pour déconstruire les clichés racistes

« MOI J'AI UN AMI BLANC » Les personnes blanches sont invités à prendre conscience du racisme auquel les minorités sont confrontées

L. Be.

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Image extraite de la capsule «Mon ami Mimi» de la campagne contre le racisme «Moi j'ai un ami blanc»
Image extraite de la capsule «Mon ami Mimi» de la campagne contre le racisme «Moi j'ai un ami blanc» — MOI J'AI UN AMI BLANC

« Elle m’a partagé la musique de son peuple : Edith Piaf, les Beatles, Céline Dion, Mozart. » La campagne « Moi j'ai un ami blanc ! » se présente sous la forme de capsules humoristiques pour s’attaquer aux clichés racistes.

A travers cinq clips vidéos diffusés cette semaine, elle vise à sensibiliser contre le racisme en renversant le point de vue. Les personnes blanches sont invités à se mettre dans la peau des minorités et à prendre conscience des commentaires racistes et micro-agressions auxquels elles font face au quotidien. Cette campagne a été coscénarisée par huit artistes de différentes cultures : atikamekw, anishnabe, haïtienne, tunisienne, congolaise, camerounaise et québécoise.

Changement de paradigme

Dans chaque pastille, une personne issue d’une minorité présente son ami blanc, sa culture et sa façon de penser en n’évitant aucun cliché.

On peut entendre des répliques comme : « Je trouvais leur cuisine un petit peu fade, ça ne sent jamais les épices chez eux », « c’est weird, des blancs qui payent 3.000 pièces pour une retraite de yoga », ou encore, « avant de rencontrer Emile, je faisais beaucoup de blagues sur les blancs. […] Devine c’est quoi la différence entre un yogourt et un blanc. Le yogourt, tu le laisses cinq ans et il va développer sa propre culture. ». Une invitation à un changement de paradigme.