Producteur tabassé à Paris: Aya Nakamura, Benjamin Biolay... Des personnalités apportent leur soutien à Michel Zecler

CULTURE Chateuses et chanteurs sont de plus en plus nombreux à réagir aux images choquantes dévoilées par Loopsider jeudi

20 Minutes avec AFP

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La chanteuse Aya Nakamura.
La chanteuse Aya Nakamura. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Le monde de la musique apporte son soutien à Michel Zecler. Ce vendredi, Aya Nakamura a apporté le sien au producteur de musique noir passé à tabac par des policiers, en tweetant « Merci aux caméras et courage à Michel ». La star, qui a plus de 2.5 millions d’abonnés sur Instagram et près d’un million de suiveurs sur Twitter, accompagne ce message de la vidéo de l’homme frappé par les policiers.

Dadju, l’un des plus gros vendeurs de disques en France, frère de Gims, a posté quant à lui dans une story sur Instagram une photo du visage ensanglanté du producteur noir. Benjamin Biolay, par le même biais, a lui aussi diffusé des photos de la scène captée par les caméras avec cette mention « insupportable, choquant, injuste, fou ».

L’autrice, compositrice et interprète Hoshi a quant à elle retweeté le reportage de Loopsider qui a révélé les faits et a commenté : « Honteux. Force à ce monsieur [Michel Zecler]. Ça met les larmes aux yeux de voir ça. Je hais cette violence. Comment en est-on arrivé là ? »

« Nos collègues doivent pouvoir vivre et travailler en paix quelle que soit leur couleur de peau »

Le directeur général de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) Jean-Noël Tronc, « profondément choqué par images insupportables », a posté sur Twitter un message en solidarité à « Michel Zecler dont la dignité extrême dans sa réaction est une leçon de démocratie et de courage ». « Au-delà des faits individuels, une question de fond se pose pour la République et la diversité qui fait notre force », écrit-il encore.

« Ces images insoutenables nous font mal à la République, prolonge Bruno Lion, président du Conseil d’administration de la Sacem, sur Twitter. Nous exprimons émotion et solidarité à Michel Zecler et son équipe. Nos collègues doivent pouvoir vivre et travailler en paix quelle que soit leur couleur de peau ».

Les quatre policiers qui font l’objet d’une enquête de la police des polices après les images de violences sur le producteur sont convoqués ce vendredi pour être entendus sous le régime de la garde à vue. Les quatre hommes, suspendus depuis jeudi de leurs fonctions, sont attendus dans les locaux de l’IGPN, chargée de cette enquête ouverte depuis mardi pour « violences » et « faux en écriture publique ».