Coronavirus : Eurockéennes, Rock en Seine, Vieilles Charrues… Dans une tribune une centaine de festivals se disent déterminés à se tenir en 2021

MUSIQUE « Le défi qui nous attend pour les prochains mois est de taille, mais il est surmontable et nous sommes prêts », peut-on lire dans ce texte

20 Minutes avec AFP

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Dans une tribune les festivals se disent déterminés à se tenir en 2021 (sur la photo celui des Vieilles Charrues en 2016).
Dans une tribune les festivals se disent déterminés à se tenir en 2021 (sur la photo celui des Vieilles Charrues en 2016). — Alain ROBERT/SIPA
  • Dans une tribune, les festivals se disent prêts à s’adapter au contexte sanitaire pour ne pas revivre la saison blanche de 2020 en France.
  • « Cette tribune, c’est une réaction à l’inexorable liste des annulations de festivals en 2020, nous affichons notre conviction pour le printemps-été 2021, puisque deux tiers des événements s’y déroulent, et au-delà », explique Jean-Paul Roland, directeur des Eurockéennes.
  • Le Prodiss, syndicat national du spectacle musical et de variété dans le privé, travaille à un « retro-planning » pour déterminer les contours d’une « saison festivalière »

Les festivals se serrent les coudes. Près de 120 d’entre eux « déterminés à faire vivre [leurs] évènements en 2021 », ont signé la tribune « Pourquoi on y croit ! » publiée sur les réseaux sociaux ce vendredi, en prévision du printemps-été 2021. Ils se disent prêts à s’adapter au contexte sanitaire pour ne pas revivre la saison blanche de 2020 en France.

Le festival des Eurockéennes en est à l’initiative, aux côtés des Vieilles Charrues, Europavox et Musilac. On y trouve des rendez-vous vedettes – Francofolies, Rock en Seine, Hellfest, etc. – et d’autres moins connus à l’image du Motocultor Festival dans le Morbihan, spécialisé dans le metal.

« Rien ne nous interdit d’y croire »

« Cette tribune, c’est une réaction à l’inexorable liste des annulations de festivals en 2020, nous affichons notre conviction pour le printemps-été 2021, puisque deux tiers des événements s’y déroulent, et au-delà », explique à l’AFP Jean-Paul Roland, directeur des Eurockéennes. « En responsabilité, nous travaillons avec les services de l’Etat aux contours d’événements qui seront adaptés dans leurs formats au contexte sanitaire. Le défi qui nous attend pour les prochains mois est de taille, mais il est surmontable et nous sommes prêts », peut-on lire dans ce texte.

« Rien ne nous interdit d’y croire, on commence à avoir un agenda dressé par le gouvernement et puis il y a des avancées technologiques et médicales, comme les tests et les vaccins qui permettent de se projeter », poursuit Jean-Paul Roland. « Il y a aussi une réflexion avec nos collègues européens, une task force, qui se penche sur des applications qui lient tests antigéniques et billets, par exemple », détaille encore le responsable des Eurockéennes.

« On a bien conscience qu’on sera encore dans une année alternative »

Aurélie Hannedouche, du Syndicat des musiques actuelles (Sma), voit également des signaux encourageants : « Le second volet des Etats généraux des festivals aura lieu aux dates du Printemps de Bourges et la ministre de la Culture Roselyne Bachelot est très attachée à voir une saison des festivals en 2021. Même si on a bien conscience qu’on sera encore dans une année alternative. »

Le Prodiss, syndicat national du spectacle musical et de variété dans le privé, travaille à un « rétroplanning » pour déterminer les contours d’une « saison festivalière », présente sa dirigeante Malika Seguineau. Sur son bureau, il y a, entre autres, un projet de « concert-test grandeur nature », pour cerner les protocoles à mettre en place et les scenarios de reprise dans un secteur où les concerts debout et les grandes jauges sont toujours bannis pour l’heure.